Port-Gentil : Mort suspecte d’un fidèle de l’église « Lumière du soir »

La devanture de l’Eglise Lumière du Soir à Port Gentil  © E. D. M

Le 07 juillet dernier à Port-Gentil, le jeune Mabika Abraham Kevinns, 24 ans, perdait la vie dans des circonstances floues. Très affectés, les parents et amis du défunt cherchent jusqu’alors à comprendre ce qui s’est passé ce jour-là au domicile de sieur Boukosso, Pasteur de l’église « Lumière du soir », située au quartier Sibi, où le regretté comptait parmi les fidèles.

Les faits. Selon une source proche de la famille, le mercredi 07 juillet 2021 à 18 heures, le jeune Mabika Abraham Kevinns, ne présentant aucun signe de maladie, s’est rendu, comme à l’accoutumé, à la réunion de prière au domicile de son Pasteur sis au quartier Bac Aviation (derrière la scierie). Deux heures plus tard, c’est-à-dire à 20 heures, la sœur benjamine du jeune homme reçoit un coup de fil l’annonçant que son frère vient de faire un malaise.


La personne au bout du fil lui demande par la suite de l’indiquer la structure médicale où la famille se fait suivre avant de l’inviter par la suite à les retrouver là-bas. Prise de panique la jeune fille informe à son tour les parents qui vont accourir au sein de ladite structure médicale. Une fois sur les lieux, le médecin les informera qu’il n’a fait que constater le décès de l’enfant à 20h32min.

En sanglots, les parents se tournent vers le pasteur et ses oilles qui l’accompagnaient pour tenter de comprendre ce qui s’est passé. Bien qu’assaillis par les questions, le Pasteur Boukosso et les siens se murent dans un silence à la limite du mépris. Rapidement l’adrénaline monte du côté de la famille du défunt qui finit par se ressaisir et fait appel aux forces de Police pour démêler l’écheveau. A leur arrivée, les policiers somment le pasteur de relater les faits et ce dernier s’exécuta.

Le pasteur Boukosso aurait déclaré que l’enfant se serait écroulé alors qu’ils étaient en pleine prière à l’église. Une déclaration sur laquelle il reviendra plus tard en avouant que c’est plutôt à son domicile que cela s’est passé.

« Pourquoi d’abord avoir menti ? Selon la même source, le pasteur aurait ajouté qu’ils ont tenté de réanimer le jeune Mabika Abraham Kevinns avant de le conduire en clinique. Une information somme toute fausse. Puisque l’intéressé, à son arrivée à l’hôpital, était chaussé et ceinturé. Et s’ils avaient tenté de le réanimer, c’est clair qu’aucun d’eux n’avait science des gestes de premiers secours. Et il est connu qu’un geste inapproprié (surtout en ce temps de covid) peut précipiter le décès d’un accidenté. Alors, pourquoi n’ont-ils pas aussitôt conduit l’enfant dans la structure médicale la plus proche ? Puisqu’on dénombre une poignée de cliniques dans les alentours de la résidence du pasteur Boukosso. Si on ne peut l’accuser d’avoir tué le jeune homme faute de preuve, il est clair qu’à ce niveau, le pasteur et tous ceux qui prenaient part, ce jour-là, à la réunion de prière ont fait preuve de négligence », a estimé un autre membre de la famille.

Le ministère public devait se saisir de ce dossier, qui a plusieurs égards nécessite d’être examiné minutieusement.  Selon la même source, « chose étrange, le corps de l’enfant est resté de 20heures à 1heure du matin sur les jambes d’un autre responsable de l’église à bord de la Lexus du pasteur. Alors que les parents pensaient qu’il était admis dans les services de la clinique. Quel courage de garder une dépouille, qui plus n’est pas la tienne, sur ses jambes ! Le jeune Mabika Abraham Kevinns a été inhumé le samedi 31 juillet 2021 dans l’intimité familial. Qu’il repose en paix ».

Gabonactu.com


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