PDG : Eric Dodo Bounguendza doit il démissionner ou être limogé ?

Eric Dodo Bounguendza, actuel Secrétaire général du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir depuis 53 ans) doit il démissionner ou être limogé de ses fonctions ?

La question est désormais ouverte depuis sa nomination vendredi au poste de Haut commissaire de la République, institution nouvellement créée.


Son nouveau chef hiérarchique, Ali Bongo Ondimba, avait décidé durant son premier septennat (2009-2016) de mettre fin au cumul des postes, un phénomène courant durant le très long règne d’Omar Bongo (41 ans).

Les fonctions de SG du PDG ne sont pas de tout repos surtout à un an de la prochaine élection présidentielle prévue en août 2023. Celles de Haut commissaire de la République également.

Selon le descriptif publié lors du conseil des ministres du 13 septembre 2021 qui avait annoncé la création de cette institution, ses membres auront entre autres missions d’évaluer, de suivre et de mettre en œuvre l’action politique du chef de l’Etat. Ils sont également chargés de dresser des rapports et bilans de l’activité politique du Président de la République et ce n’est pas tout.

Les caciques ou les jeunes loups ?

A un an de l’élection présidentielle, convoquer un congrès qui désignera un nouveau secrétaire général sera une opportunité de relancer la machine. Les candidats à ce poste ne manquent. Deux tendances s’affronteraient à ce propos.

La 1ère tendance serait favorable à un rajeunissement de la machine vielle de plus d’un demi-siècle. Noureddin Bongo Valentin, fils d’Ali Bongo et son aéropage de soutiens prendraient en main le gouvernail.

La 2ème tendance plaiderait pour un retour remarquable des caciques. Il serait question de souder la machine pour affronter la présidentielle de 2021 sans trop de risques et de casses. Les anciens seraient mieux outillés pour déjouer les stratégies des adversaires (y compris ceux qui pourraient quitter le parti pour se lancer à leur propre compte).

Les anciens rassureraient mieux l’électorat démobilisé par le choc économique provoqué par la pandémie du Covid 19 mais aussi les erreurs de casting à l’origine des opérations qui ont expédié plusieurs hauts cadres à sans famille.

Carl Nsitou   


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