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Pascal Lissouba : l’agronome qui voulait faire du Congo une petite Suisse

Pascal Lissouba : l’agronome qui voulait faire du Congo une petite Suisse

Durant la campagne électorale qui l’avait propulsé au sommet de l’Etat en 1992, Pascal Lissouba, avait promis de transformer le Congo pour en faire une petite Suisse.

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Pour ses partisans, le Professeur Pascal Lissouba, élu démocratiquement, a impulsé la dynamique qui devait métamorphoser ce petit Etat pétrolier d’Afrique centrale où la population végète, en permanence, dans la misère malgré ses énormes ressources. Le pays lui doit la renégociation des contrats pétroliers avec le puissant groupe pétrolier français : Elf, devenu Total.

Le généticien imaginait dans sa tête de penseur qu’augmenter les recettes pétrolières devait automatiquement lui permettre de mettre en musique son projet de société plébiscité à 61% par son peuple.

Main noire

Trop facile ! L’ancien fonctionnaire de l’UNESCO buttera sur deux obstacles majeurs : la chute des cours du pétrole (jusqu’à 12 dollars le baril) et l’hostilité des dirigeants d’Elf à qui il a arraché une grosse part du cake. Loïc Le-Floch Prigent, PDG d’Elf à l’époque ne dissimulait même pas son hostilité envers cet intellectuel qui avait osé poser ses pieds dans le délicieux plat.

« Tel est pris qui croyait prendre », dit l’adage. Le Pr Lissouba, quelque peu trop bavard sur ses réelles intentions dans le développement de son pays s’est mis à dos tout le « système » en vigueur à l’époque.

Les tenants du « système, l’establishment », tous héritiers des réseaux Foccart ont rapidement mis en route le rouleau compresseur. Sur le terrain congolais, Lissouba affronte ses ennemis des années 60 à l’époque où il était Premier ministre d’Alphonse Massamba-Débat de 1963 à 1966.

Le FMI et son fameux PAS

Il y a par exemple un certain Ambroise Noumazalaye. Mais surtout son prédécesseur, Denis Sassou Nguesso, enfant gâté de la Françafrique. Tous les ingrédients étaient réunis pour le cocktail le plus explosif possible. Ce beau monde assoiffé de pouvoir va sous-traiter le dossier sur les ordres d’une main noire.

Et pour couronner le tout, il y a eu le front social. La marmite cocotte a été chauffée à bloc par le Programme d’ajustement structurel (PAS), imposé par le Fonds monétaire international (FMI) en vue de redresser l’économie dynamitée par la chute des cours des matières premières.

Au FMI qui lui impose de réduire les salaires des fonctionnaires et de renvoyer certains à la maison, Lissouba refuse mais accepte de bloquer les intégrations, avancements et reclassements. En retour, il offre une fleur aux travailleurs. Il décide de réduire le temps de travail pour permettre aux fonctionnaires de vaquer à de petites activités lucratives après les heures de boulot à la fonction publique, l’unique employeur du pays à l’époque.

Les heures d’embauche autrefois établies de 7h à 12h puis de 15 heures à 18 heures seront réaménagées de 7h30 à 15 heures avec une pause d’une heure à midi. Les syndicalistes sont déroutés. Lissouba réussira finalement à terminer son mandat dans le chaos.

Bande de jouisseurs

La mort ne vient pas forcément de loin. Lissouba est mal entouré. Ses militants dénoncent les agissements de la bande de jouisseurs qui a pris le président en otage. Ils s’appelaient pêle-mêle Christophe Moukoueké, Victor Tamba-Tamba, Moungounga Nkombo Nguila, Martin Mberi, sans oublier une certaine Claudine Munari l’égérie du régime.

Alors que le peuple subit les effets du PAS et de la chute des cours des matières premières, ces personnages mènent une vie de luxure ; ce qui a le mérite d’irriter les hommes du général Sassou Nguesso qui s’insurgent contre leur traversée du désert.

Moungounga Nkombo Nguila (décédé le 14 avril 2010 en France), restera tout de même un des très fidèles compagnons de Lissouba dans son exil.

Messe de requiem

Les petits écarts de comportement de quelques « ayatollahs » qui entourent le président attisent la haine. Du coup, la messe contre le président qui a fait entrer les soldats israéliens dans sa sécurité est dite. Par qui et dans quelle chapelle ? Nul ne le sait ! Toujours est-il que le « l’establishment » n’en voulait plus à la tête de l’Etat congolais.

Pascal Lissouba sera dégagé par les armes avant même de briguer un second mandat. Accusant les services français de l’avoir sacrifié et détruit son pays, il détourne son regard de l’hexagone vers Londres où il se place sous la protection de la reine d’Angleterre. Il ne laisse pas aux congolais la « Petite Suisse » promise, mais plutôt un pays ravagé.

Né le 15 novembre 1931 à Tzinguidi, une localité située à 70 km de Mossendjo, dans le département du Niari, Pascal Lissouba se souvient, cependant, qu’il a passé sa vie en France. Il finit par cesser toute bouderie de la « métropole » pour une retraite paisible dans son hôtel particulier de la rue Prony dans le 17ème arrondissement.

Depuis le 15 octobre 1997 date de sa chute, il ne mettra plus jamais ses pieds dans son Congo natal en raison d’une condamnation. Mort à 88 ans, reste à savoir s’il y reposera éternellement.

Daniel Etienne

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