Les enseignants de l’UOB en grève en faveur des « ministres » d’AMO

 Photo :  archives @ DR

 

 

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le syndicat national des enseignants et chercheurs (SNEC), des universités, grandes écoles et instituts du Gabon, a déclenché mercredi une grève illimitée, pour exiger le rétablissement des salaires de 4 de leurs collègues suspendus pour avoir participé dans le gouvernement parallèle et illégale d’André Mba Obame (AMO) formé en janvier 2011 le jour de son auto-proclamation comme président de la République.

 

 

« Nous ne reprendrons les cours  qu’après la remise intégral, par les services compétents, de tous les bons de caisse aux quatre enseignants chercheurs dont le versement des salaires a été interrompu, depuis quatre ans au motif qu’ils militent dans l’opposition », a déclaré Jean Remy Yama, président du SNEC.

 

Selon lui, les correspondances adressées par le ministre de l’enseignement supérieur à ses collègues du Budget et de la fonction publique demandant le rétablissement de leurs salaires, selon les dispositions légales n’ont pas eu un effet positif.

 

Le 1er ministre d’AMO parmi les victimes 

 

« C’est le gouvernement qui est le premier à bafouer et violer les textes, en gardant les compatriotes dans la précarité, par la suspension abusive de leurs salaires depuis quatre ans, sans aucune forme de procès », s’est-il indigné.

 

 

Parmi les enseignants concernés, il y a Raphaël Badenga Lendoye qu’AMO avait bombardé au poste de Premier ministre. John Nambo, fidèle parmi les fidèle d’AMO figure aussi sur cette liste noir.

 

Le gouvernement n’a jamais officiellement communiqué sur ce dossier.

 

 

Les enseignants et chercheurs conditionnent également la reprise de toutes les activités au paiement de la prime d’incitation à la performance (PIP), alors que tous les agents de la fonction publique en ont été gratifiés.

 

 

Depuis le début de l’année, les universités et grandes écoles du Gabon  n’ont jamais connu d’accalmie. Les étudiants se soulèvent en permanence soit pour revendiquer la bourse ou pour réclamer des meilleures conditions d’études. Vient maintenant le tour des enseignants et chercheurs de rentrer dans la cadence.

 

Christian Balade

 

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