Le dernier acte de bravoure de Kelly Ondo à la barre

Keely Ondo chemise blanche manche courte © Gabonreview/Capture d’écran

Chargé lourdement par le Procureur de la République et l’avocat de l’Etat, Kelly Ondo Obiang n’a pas pourtant tremblé ni modifié sa ligne de défense au dernier jour de son procès. Il est resté droit. Comme un vrai soldat.


A 18 heures, Me Jean Paul Moumbembe vient de terminer une très longue et brillante plaidoirie. Il est le dernier à plaider lors de cette journée décisive démarrée à 9 heures du matin.

Le président de la Cour spéciale militaire devant laquelle comparaissait le lieutenant Kelly Ondo, ses 3 amis de la garde républicaine et les 5 gendarmes prend la parole. « C’est la fin des audiences. Nous accordons un dernier mot à tous les accusés », dit-il.

Dans leur prise de parole, tous les gendarmes se disculpent. Demandent pardon à la nation et parfois à leurs familles.

Kelly Ondo Obiang était le dernier à prendre la parole. Quand son tour est arrivé. Il a observé un petit silence. Puis d’une voix militaire, un peu plus haute que durant tout le procès il dit : « je rends hommage à mon collègue … et à mon frère d’arme le gendarme tombés ce jour-là. J’avais lancé une opération militaire salvatrice pour le peuple au nom duquel vous allez dire le droit, monsieur le Président ».

Kelly Ondo Obiang n’a pas demandé pardon tout au long de son procès. Il continué a avoué avoir agi pour épargner la nation d’un putsch militaire sanglant que préparait le colonel Frédéric Bongo, Directeur des renseignements et frère du président Ali Bongo Ondimba.

« Si c’était à refaire, je le referai pour sauver la nation », avait déclaré celui qui a pris les armes et le contrôle de la radio d’Etat pour livrer son message.

Finalement, finalement Kelly Ondo et 2 de ses éléments de la Garde Républicaine écopent de 15 ans de réclusion criminelle, 31 millions de FCFA d’amende (pour les 3 militaires) et une radiation des effectifs de l’armée.

Leur avocat a décidé de se pourvoir en cassation.

Carl Nsitou


One thought on “Le dernier acte de bravoure de Kelly Ondo à la barre

  1. République bananière. Un usurpateur, voleur de la volonté du peuple et mort-vivant ou mort vraiment. Pauvre pays!! Continuons de subir!!

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