La bourse des étudiants désormais dans les banques

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Les étudiants gabonais percevront désormais leurs bourses dans les banques et non au Trésor public comme par le passé, a annoncé mardi le ministre du Budget, Christian Magnagna.

 

Un accord a été conclu avec plusieurs banques gabonaises dont la BICIG, UBA et BGFIBank à travers sa filiale Loxia.


 

« Il s’agit d’ouvrir des comptes bancaires à taux de tarification zéro pour les étudiants », a affirmé le ministre. Les frais de gestion de ces comptes seront assumés par l’Etat, a affirmé le ministre.

 

L’opération sera effective dès le 10 décembre. L’Etat transmettra les listes vers les banques. Les étudiants seront appeler à se rapprocher de la banque pour effectuer les formalités d’ouverture d’un compte. La carte d’étudiant est l’une des pièces exigées.

 

Chaque étudiant boursier gabonais inscrit entre la 1ère et la 3ème année perçoit 86 000 FCFA par mois. La somme est supérieure à 100 000 FCFA pour les étudiants inscrits en master. Au début de l’année, chaque étudiant boursier reçoit une aide appelée trousseau scolaire d’une valeur de 280 000 FCFA.

 

Dans le passé, les étudiants possédaient une carte bancaire pour retirer leur bourse dans les guichets automatiques de banque (GAB) du Trésor public. Dès fin décembre ce mode de paiement sera supprimé. Tous iront désormais dans les banques pour percevoir leur bourse.

 

« C’est à priori une très bonne décision mais nous voulons voir pour croire que les choses vont s’améliorer », a confié à Gabonactu.com, Lionel un étudiant.

 

« Au Trésor il y avait des queues interminables les jours de paie. On espère que ça ne sera plus la même chose dans les banques et que le problème de liquidité ne se posera pas », a-t-il espéré.

 

Le transfert des bourses des étudiants vers les banques fait partie d’une vaste politique de bancarisation des gabonais initiée par le gouvernement. L’opération a démarré avec tous les fonctionnaires qui percevaient leur solde au Trésor.

 

Cependant, les gabonais sans emploi et opérant dans le secteur informel ne sont toujours pas bancables.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

error

Vous aimez l'article? Merci de le partager.