Eugène Mba : déjà cent jours à L’Hôtel de ville

Le maire de la commune de Libreville, Eugène Mba, a bouclé, samedi 10 avril 2021, les cent premiers jours de son mandat á l’Hôtel de ville, entamé le 31 décembre 2019.
Bien que symboliques, ces cent premiers jours, offrent un premier aperçu, un bilan d’étape sur le déroulement de son mandat désormais de trois ans.
Ils permettent de faire des projections et des analyses, de rassurer, d’inquiéter ou de convaincre sur la trajectoire suivie et les stratégies mises en œuvre par l’édile de la capitale.
A ce stade, il est encore tout à fait possible, soit d’accélérer la cadence, le rythme d’exécution des projets, soit de changer carrément de cap, pour apporter les ajustements et les correctifs nécessaires.
Il se trouve fort heureusement que les signaux, jusqu’á présent, envoyés par le nouveau Maire, non seulement rassurent et forcent l’admiration, mais sont également porteurs de beaucoup d’espoirs et annonciateurs de lendemains meilleurs. Á tous les niveaux.
Après les soubresauts qu’a connus la Mairie de Libreville, force est de reconnaitre qu’un vent nouveau chargé d’effluves positifs souffle sur l’Hôtel de ville depuis que M. Mba est aux commandes.
Avec méthode et doigté, l’édile tisse sa toile et déroule un programme, pour le moment à forte connotation sociale, un secteur très sensible où les attentes sont particulièrement tenaces et nombreuses.
Ce secteur devient sujet de préoccupation majeure lorsque, au quotidien déjà rude des populations, s’invitent des calamités naturelles, telles que les inondations, et des pandémies comme le corona virus.
Le volet social et son appendice sanitaire se transforment alors en » priorités des priorités » et requièrent, dès lors, toutes les attentions.
Beaucoup de temps et d’énergie leur sont consacrés, et, par la force des choses, des projets sont mis en veilleuse, car il faut s’attaquer au plus urgent.
Et c’est justement pour parer au plus pressé que M. Eugène Mba a dû suspendre l’adressage, l’inauguration du centre de santé de Mindoubé, l’aménagement d’un parc floral témoin et l’implantation de lampadaires solaires dans l‘enceinte de l’hôtel de ville…
Autant de projets, qui devaient être réalisés mais qui n’ont pu l’être non seulement à cause des urgences sanitaire et sociale mais également des tensions de trésorerie enregistrées tout au long de ces cent premiers jours au cours desquels le maire a fait montre d’ingéniosité et d’une activité débordante.
M. Mba s’est particulièrement impliqué sur le double front sanitaire et social. Sa sensibilité et sa fibre sociale ont été mis en exergue notamment lors des inondations provoquées par les pluies diluviennes qui se sont abattues sur Libreville samedi 29 mars.
Très tôt, l’édile s’est rendu dans les quartiers les plus touchés pour constater les dégâts, rassurer et consoler les sinistrés.
Une solution pérenne est en gestation pour venir à bout de ce phénomène récurrent. Tout comme est en voie de règlement le problème de la gestion des ordures ménagères qui se pose également avec acuité dans la capitale.
M. Eugène Mba semble avoir une idée très précise sur cette question, véritable épine plantée de manière systématique dans le talon de tout nouveau Magistrat s’installant à L’Hôtel de ville de Libreville.
Le 16 mars, en partenariat avec la société Clean Africa, l’édile a indemnisé les squatters ayant élu domicile autour ou sur la décharge de Mindoubé, la seule de la capitale, afin de les aider à s’installer sur des sites plus appropriés. Donc, de libérer de l’espace pour recevoir les ordures et, peut-être à terme, une usine de traitement des déchets.
La lutte contre la pandémie du corona virus est un autre front sur lequel s’est illustré le maire de Libreville.
Désinfection des marchés, portique de stérilisation installé à l’entrée du bâtiment principal de l’hôtel de ville, fabrication des masques, campagne de dépistage: l’engagement de la mairie de Libreville dans la lutte contre la propagation du corona virus s’est transformée en une mission régalienne de l’institution.
Le 23 février, après avoir inauguré le portique de désinfection, le maire a officiellement lancé la fabrication des masques artisanaux par la section couture de la municipalité et une vaste campagne de dépistage de la covid-19 des agents municipaux. Lui-même a d’ailleurs été le premier à se soumettre au test. Tout comme il a été le premier à se faire vacciner le 26 mars.
Auparavant, le 9 mars, il avait lancé une opération de désinfection des marchés, au marché Mont-Bouët, dans le 3ème arrondissement de Libreville.
Soucieux des conditions de travail de ses collaborateurs, Eugène Mba a effectué du 18 au 22 mars une visite d’inspection des services de l’Hôtel de ville, conscient qu’on ne peut exiger la performance et la rentabilité á des agents évoluant dans un environnement professionnel inadapté avec des équipements obsolètes.
A l’Hôtel de ville de Libreville, les fortunes sont diverses, d’un service à un autre. Si certains sont très bien lotis, comme le service de l’état-civil, d’autres évoluent encore, en marge des dernières évolutions technologiques.
De tous les manquements et de toutes les insuffisances, le maire a pris bonne note. Les agents municipaux s’attendent à un renouveau de leur institution qui a déjà enregistré de profondes réformes.
La réunion, tous les mardis, du bureau du conseil municipal constitue une évolution majeure tout comme l’institution de rencontres périodiques et thématiques et la diligence désormais de rigueur dans le traitement et l’analyse des dossiers et courriers…
Assurément, la mairie de Libreville est engagée sur de bons rails. Depuis le 26 mars, l’édile de Libreville a retrouvé le poste de président des Cités et gouvernements locaux unis (CGLU) de la région Afrique. Le mandat a été confié au Gabon, lors de la dernière assemblée générale de l’organisation tenue le 23 novembre 2018 à Marrakech, au Maroc.

Le renouveau en cours à l’Hôtel de ville et le travail louable et remarquable qui y est abattu sont appréciés au-delà des frontières nationales. Le 1er avril, l’ambassadeur de France au Gabon, M. Philippe Autier, a rendu une visite de courtoisie au Maire de Libreville.
Nul doute que le ballet diplomatique, ouvert le 18 janvier, par l’ambassadrice du Liban, Mme Aline Younes, va se poursuivre dans les prochaines semaines.
Après cent premiers jours intenses, on s’attend à ce que le maire de Libreville enclenche la vitesse supérieure. Rien ne s’y oppose désormais.


Jonathan Obiang


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