Emprisonnements suite au mouvement des casseroles : une image négative pour le Gabon, selon Tournons la page

La coalition internationale Tournons la page a dans un communiqué publié lundi condamné les arrestations et détentions arbitraires de cinq leaders d’opinions accusés d’avoir organisé ou participé au mouvement des casseroles qui consistait à cogner de chez soi sur une casserole pendant cinq minutes, dans l’optique d’attirer l’attention des autorités sur les risques liés aux mesures restrictives prises depuis un an dans le cadre de la riposte contre le COVID-19.

Les leaders d’opinion arrêtés et jetés en prison sont Philippe Arsène Owono, Gaël Koumba Ayoune, Jeff Blampain, Dimitri Ombinda et Offman.


Tournons la page estime que ces incarcérations renvoient une image négative du Gabon, pays qui depuis le 13 octobre 2020 siège à la Commission des Droits de l’Homme des Nations-Unies.

Le communiqué signé par Marc Ona Essangui, président international de la Coalition soutient que l’incarcération de ces jeunes leaders viole l’article 1 alinéa 23 de la constitution du Gabon qui dispose : « Nul ne peut être gardé à vue ou placé sous mandat de dépôt s’il présente des garanties suffisantes de représentation, sous réserve des nécessite de sécurité et de procédure ».

« Exprimer pacifiquement son désaccord à l’égard d’une mesure fusse-t-elle prise par le Gouvernement de la République ne constitue nullement un trouble à l’ordre publique », tonne la coalition.

Tournons la page exige également que « toute la lumière sur l’assassinat par balle aux heures de couvre-feu des deux citoyens Gildas Iloko et Djinki Derick Emane Mvono » durant ce mouvement des casseroles.

Camille Boussoughou


2 thoughts on “Emprisonnements suite au mouvement des casseroles : une image négative pour le Gabon, selon Tournons la page

  1. Qu’ils pourrissent en prison .dans quel pays au monde qui tolère le désordre0 ?
    C’est des bandits. En G E tous les banditsvqui se disent opposants devraient être en prison.

  2. En quoi cogner sur des casseroles, pendant 5 minutes pour exprimer son désaccord constitut-il un désordre ???
    Ils sont libre de s’exprimer. C’est cela la liberté d’expression.
    Malheureusement les dictateurs qui dirigent nos pays, en Afrique centrale, ont horreur de cette liberté d’expression et d’opinion. Dictature ++

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