Maladies : Prévenir vaut mieux que guérir !

Alors que « Octobre Rose » étrenne son lot d’activités « étourdissantes » et « Novembre Bleu » s’annonce déjà à pas de géant, l’heure semble arrivée d’interpeler sur la nécessité de faire de la prévention un réflexe quotidien. En octobre, comme en novembre, l’essentiel des messages délivrés tournent toujours autour de la sensibilisation et de la prévention, sur lesquelles les professionnels de santé insistent toujours et sans cesse. C’est valable, non seulement pour les cancers féminins et masculins, mais aussi et surtout pour toutes les maladies et affections qui portent atteintes à l’intégrité physique. Il s’agir d’éviter toujours de réagir trop tard ou sur le vif, alors que le curatif coûte excessivement cher et lorsque la plupart du temps, l’irréparable devient inévitable. « Il vaut mieux prévenir que guérir », on ne le dira jamais assez.

Les visites médicales régulières constituent un moyen essentiel de prévenir les maladies, de détecter précocement les problèmes de santé et de limiter les risques de complications. Pourtant, leur coût peut représenter un frein pour de nombreuses personnes, notamment lorsqu’il s’agit de consulter plusieurs spécialistes ou de réaliser des examens complémentaires.

Au-delà de la prise en charge des symptômes, les consultations préventives permettent d’identifier certaines maladies avant l’apparition de signes graves. Elles favorisent également le suivi des patients atteints de maladies chroniques, comme le diabète ou l’hypertension, et contribuent à réduire les risques de complications. Un suivi adapté permet ainsi d’intervenir plus tôt et, dans certaines situations, de limiter les hospitalisations évitables.

La prévention joue aussi un rôle dans la lutte contre la propagation des infections au sein des établissements de santé. Le dépistage précoce, l’isolement approprié des patients contagieux, l’hygiène des mains et le respect des protocoles sanitaires contribuent à réduire les transmissions. Les consultations régulières doivent toutefois être organisées en fonction des besoins de chacun, sans multiplier inutilement les visites à l’hôpital.

La question du coût reste déterminante. Pour favoriser le recours aux soins préventifs, les consultations, les examens et l’accès aux spécialistes devraient être financièrement accessibles à toutes les catégories sociales.

Dans ces conditions, des tarifs adaptés, une meilleure couverture sanitaire, notamment une Caisse nationale d’assurance maladie et de garantie sociale (CNAMGS) plus efficiente et des hôpitaux (de proximité notamment) mieux équipés en dispositifs sanitaires et en personnels qualifiés sont des priorités.

Des dispositifs d’aide et divers filets sociaux pourraient également être imaginer pour permettre aux patients de bénéficier d’un suivi plus complet, y compris auprès de plusieurs professionnels lorsque leur état de santé le nécessite.

Faire de la prévention une priorité suppose donc de rapprocher les services de santé des populations et de réduire les obstacles financiers. L’objectif est double : permettre à chacun de prendre soin de sa santé avant l’apparition de complications et renforcer la sécurité sanitaire dans les établissements hospitaliers.

Elliott Ana Merveille et Darène Mabelle Ayingone

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