Neuf (9) turbines à gaz bicombustibles, d’une puissance cumulée de 255 mégawatts (MW), ont déjà été livrées, tandis que le chantier du barrage hydroélectrique de Kinguélé Aval affiche un taux d’avancement de 95 %, selon l’annonce faite à l’issue du Conseil des ministres, tenu jeudi, sous la présidence du chef de l’Etat, Brice Clotaire Oligui Nguéma. Les premières mises en service de ces équipements sont attendues entre octobre et décembre 2026, avec l’objectif d’améliorer l’approvisionnement en électricité dans le Grand Libreville et dans plusieurs villes du pays.
Sur le volet thermique, sept (7) turbines fournies par AKSA Enerji sont destinées à la réhabilitation des centrales de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG) à Akournam et à Port-Gentil. Les deux (2) autres équipements, livrés par Solar Energy Sustainable Services (SESS), doivent respectivement renforcer la production à Port-Gentil et celle de la centrale de Lambaréné.
Le calendrier a toutefois subi un décalage de trois mois en raison des perturbations enregistrées dans le détroit d’Ormuz. Les turbines destinées aux centrales d’Akournam et de Port-Gentil ont été installées sur leurs sites entre le 1er et le 9 septembre 2026. Leur mise en service est désormais attendue avant la fin de l’année en cours.
Dans l’intervalle, la Société de Patrimoine assure l’approvisionnement en électricité à Port-Gentil, tandis que la SEEG et les producteurs indépendants contribuent à couvrir les besoins du Grand Libreville. L’entrée en exploitation des nouveaux équipements doit ainsi permettre de renforcer les capacités disponibles et de soutenir la stabilité du réseau électrique.
En parallèle, le projet hydroélectrique de Kinguélé Aval avance vers son achèvement. D’une puissance prévue de 35 MW, l’ouvrage a atteint 95 % de réalisation du gros œuvre. Les trois turbines doivent être mises en service entre octobre et décembre 2026, après le raccordement de l’installation au réseau électrique.
Au-delà de sa capacité de production, Kinguélé Aval s’inscrit dans un dispositif hydroélectrique appelé à jouer un rôle important dans l’alimentation du Grand Libreville. Une fois l’ensemble du complexe pleinement opérationnel, il devrait fournir plus de la moitié de l’énergie consommée dans la capitale et ses environs, selon les informations communiquées sur le projet.
Le démarrage effectif de l’exploitation reste néanmoins conditionné à l’obtention de deux autorisations administratives, dont les dossiers ont déjà été transmis. Cette dernière étape constitue un préalable à la mise en service complète de l’ouvrage.
Ces deux projets (les 9 turbines à gaz bicombustibles et le barrage hydroélectrique de Kinguélé Aval) doivent contribuer à répondre aux besoins croissants en énergie, notamment dans le Grand Libreville et à Port-Gentil, où la continuité de l’approvisionnement reste un enjeu majeur.
Entre nouvelles capacités thermiques et production hydroélectrique, le Gabon aborde ainsi une échéance importante pour son système électrique. Le respect du calendrier annoncé et la finalisation des procédures administratives seront déterminants pour transformer ces avancées techniques en une amélioration concrète de l’approvisionnement des ménages et des entreprises.
Alph ’-Whilem Eslie et Darène Mabelle Ayingone
