Lalala : Plus d’une tonne de déchets dont du plastique collectés par des volontaires de SOBRAGA et le RGEDD

Une opération d’assainissement s’est déroulée le 26 septembre dernier dans le 5e arrondissement de Libreville, plus précisément au quartier Lalala.  Initiée par le Réseau Gabonais pour l’Environnement et le Développement Durable (RGEDD) avec le soutien logistique et financier de la Société des Boissons du Gabon (SOBRAGA), cette campagne de salubrité a permis d’extraire plus de 1,3 tonne de déchets des cours d’eau et espaces publics du secteur.

Au total, les bénévoles, riverains et équipes de SOBRAGA ont collecté 168 sacs, représentant 1 317 kg d’immondices. L’opération a mis un accent particulier sur la pollution plastique, particulièrement critique dans les bassins versants de la capitale : 465 kg de plastiques (répartis dans 93 sacs) ont ainsi été isolés du reste des ordures ménagères (852 kg) en vue d’être orientés vers les filières de valorisation.

Obstruant les canaux d’évacuation des eaux pluviales lors de la saison des pluies, l’accumulation des bouteilles et emballages en plastique favorise les inondations récurrentes et la prolifération de vecteurs de maladies.

Face aux difficultés structurelles de collecte municipale, les ONG locales multiplient les initiatives de terrain. Fondé en 2018 par de jeunes experts nationaux, le RGEDD s’est imposé comme un acteur clé de la sensibilisation de proximité, déployant des programmes réguliers tels que « Mon Quartier Propre » ou « Libreville Plages Propres » pour encourager le tri à la source.

Pour la SOBRAGA, acteur économique majeur présent depuis plus de 60 ans au Gabon, cet accompagnement sur le terrain s’inscrit dans une politique continue de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) axée sur l’économie circulaire. En s’associant à des organisations environnementales de premier plan, l’industriel cherche à structurer la gestion de l’après-consommation de ses emballages.

Cette action conjointe à Lalala rappelle que la lutte contre la dégradation du cadre de vie urbain repose sur une alliance tripartite : l’engagement civique des associations, l’appui matériel des industriels et la responsabilisation quotidienne des riverains.

Betines Makosso

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