Recrutements à la Fonction publique : Les ‘’chômeurs’’ maintiennent la pression

La ministre de la Fonction publique et du renforcement des capacités, Laurence Ndong (à gauche) @ DR

Le Mouvement national des visionnaires du Gabon (MNVG), anciennement Mouvement national des chômeurs, revient à la charge dans le dossier des 1500 postes budgétaires, à eux prétendument promis par le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma. Dans une lettre ouverte adressée, ce mardi, à la ministre de la Fonction publique et du renforcement des capacités et abondamment partagée sur les médias sociaux, le mouvement défend la diversité des profils concernés et demande que les postes budgétaires sollicités ne soient pas limités au seul secteur de l’Education nationale.

Dans cette correspondance, le MNVG insiste surtout sur la diversité des profils des demandeurs de postes budgétaires, au sein du secteur de l’Éducation nationale, au-delà de la dispensation des cours et des enseignements dans les salles de classes.

Le mouvement mentionne notamment la présence dans ses rangs, des secrétaires, comptables, informaticiens, techniciens de maintenance, assistants sociaux, infirmiers scolaires, psychologues, surveillants, bibliothécaires, laborantins ou encore agents d’entretien. « L’Éducation Nationale, ce n’est pas que des enseignants », martèle-t-il dans son courrier.

Le collectif affirme ainsi défendre plus de 21 profils qu’il considère comme indispensables au fonctionnement des établissements scolaires. Il estime que ces besoins existent aussi dans le secteur de la Santé et soutient que plusieurs de ses dossiers auraient été examinés et validés par des services des ressources humaines et des conseillers techniques.

Sur la question des 1500 postes budgétaires prétendument promis, le MNVG demande surtout à la ministre de tutelle de respecter la parole présidentielle à l’origine de cette annonce. « Nous demandons simplement le respect de la parole de celui qui a fait de vous Ministre de la République », suggère le bureau du mouvement, qui maintient ainsi sa demande malgré les réserves formulées par le gouvernement sur certains dossiers.

Le bras de fer entre le MNVG et le ministère de la Fonction publique reste donc ouvert. Alors que le gouvernement rappelle que l’accès à la Fonction publique répond à des critères précis et que le concours demeure la principale voie de recrutement, les demandeurs d’emploi veulent, eux, que la question des 1500 postes soit examinée dans le cadre d’une promesse, sous l’angle de la diversité des compétences et des besoins réels de l’administration.

Cette sortie intervient après les explications de la ministre face à la presse sur les revendications du MNVG. La membre du gouvernement avait notamment évoqué des anomalies relevées dans plusieurs dossiers, dont l’âge, les qualifications ou encore l’adéquation des profils avec les besoins de l’administration. Pour le mouvement, ces explications ne répondent toutefois pas à l’ensemble de ses préoccupations émises.

Elliott Ana Merveille et Christina Thélin Ondo

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