Le Burkina Faso a inauguré lundi à Ouagadougou sa première raffinerie d’or, principale ressource minière du pays, en présence du chef de la junte, le capitaine Ibrahim Traoré au pouvoir depuis un coup d’Etat en 2022, selon un communiqué de la présidence.
« Le Burkina Faso a franchi une étape historique dans sa quête d’indépendance économique », s’est notamment félicitée la présidence dans une publication sur les réseaux sociaux.

La Raffinerie nationale d’Or du Burkina Faso (RAFFINOR-BF), dont la construction avait débuté fin novembre 2023, a une capacité de production annuelle de 164 tonnes d’or, avec une projection à terme pouvant atteindre 515 tonnes, selon la présidence.
Son coût global s’élève à plus de 11 milliards de francs CFA, une somme financée par l’Etat du Burkina en partenariat avec le secteur privé national, indique le communiqué.
Elle a été inaugurée lundi matin par le capitaine Ibrahim Traoré qui mène une politique souverainiste.
« Notre ambition n’est plus d’être juste un pays qui extrait et qui amène sa matière première dehors. Nous voulons affiner tous nos métaux sur place (…) nous voulons avoir toute la chaîne de valeur sur place », a déclaré M. Traoré cité par la présidence.
« C’est le jour où nous reprenons les clés de notre propre maison. Notre or ne servira plus à créer de la valeur ajoutée pour les autres pendant que notre peuple reste dans le besoin », a dit de son côté le ministre des Mines, Yacouba Zabré Gouba.

La raffinerie devrait générer 100 emplois directs et 5.000 emplois indirects, selon les chiffres officiels.
Avec plus de 94 tonnes d’or produites en 2025, le Burkina Faso figure parmi les principaux producteurs d’or d’Afrique subsaharienne, selon le ministère burkinabé des mines.
AFP/
