L’Assemblée nationale a ouvert, ce mardi 1er septembre 2026 au Palais Léon Mba à Libreville, sa seconde session ordinaire de la 14e législature. Présidée par Michel Régis Onanga Ndiaye, cette rentrée parlementaire marque le début de la session budgétaire, au cours de laquelle les députés examineront notamment le projet de loi de finances 2027.
Cette session, prévue par la Constitution jusqu’à la troisième semaine de décembre, constitue l’un des grands rendez-vous parlementaires de l’année. Pour la première fois sous la 14e législature, les élus devront se pencher sur un budget annuel complet, avec la responsabilité d’examiner les recettes, les dépenses et les priorités de l’État pour l’exercice 2027.
Dans son discours d’ouverture, le président de l’Assemblée nationale a rappelé que le budget ne concerne pas uniquement les parlementaires. « Le budget de l’État, en définitive, est le budget de la Nation », a souligné Michel Régis Onanga Ndiaye, appelant les députés à exercer pleinement leur mission de contrôle sur l’utilisation des fonds publics.
La rentrée a également permis de dresser le bilan de l’intersession parlementaire, qui s’est déroulée du 1er juillet au 31 août. Selon le président de l’Assemblée nationale, de nombreux députés ont rejoint leurs circonscriptions pour rencontrer les populations, écouter leurs préoccupations et recueillir leurs attentes. Les difficultés liées aux routes, à l’eau potable, à l’électricité, à la santé, au logement et à l’emploi devraient ainsi alimenter les débats au cours des prochains mois.
Michel Régis Onanga Ndiaye a particulièrement insisté sur la situation de la jeunesse et du secteur de la santé. Face aux difficultés d’insertion professionnelle des jeunes diplômés, il a estimé que la fonction publique ne pouvait plus absorber seule toute la demande d’emploi. Il a également appelé à renforcer le système sanitaire national, face à ce qu’il considère comme une fréquence préoccupante de décès, notamment parmi les jeunes.
Le président de l’Assemblée nationale a par ailleurs demandé au gouvernement de poursuivre les efforts en faveur d’un développement mieux réparti sur l’ensemble du territoire. Si plusieurs infrastructures ont vu le jour dans le Grand Libreville et dans les provinces, les populations rencontrées durant l’intersession réclament davantage de routes, d’écoles, de centres de santé équipés, d’eau, d’électricité et d’activités économiques.
La session devrait aussi donner lieu à une reprise des tournées parlementaires sur le terrain. « Voter le budget, ce n’est pas donner un blanc-seing, mais plutôt confier une mission », a déclaré Michel Régis Onanga Ndiaye. L’objectif affiché est de permettre aux députés de vérifier l’exécution des projets financés par l’État et d’évaluer concrètement les politiques publiques.
Au terme de son allocution, le président de l’Assemblée nationale a officiellement déclaré ouverte la seconde session ordinaire, dite session budgétaire. Jusqu’en décembre, les députés auront donc plusieurs mois pour examiner les textes soumis au Parlement, contrôler l’action gouvernementale et se prononcer sur les grandes orientations financières de l’État pour 2027.
Christina Thélin Ondo
