Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema s’est offert jeudi soir un « mini bain de foule » à son arrivée à l’aéroport international Léon Mba de Libreville, au terme d’une visite d’État de trois jours en France marquée par la signature de plusieurs accords de coopération dont un sur la transformation locale du manganèse par le groupe français Eramet.
Dès sa descente d’avion, le Chef de l’État a pris le temps de saluer les Gabonais massés depuis 15 heurs pour certains aux abords du salon d’honneur.
« Nous sommes venus témoigner notre reconnaissance à notre président pour ce succès diplomatique retentissant« , a déclaré un jeune militant de l’Union démocratique des bâtisseurs, UDB, le parti du Président.
Dans une interview accordée à la presse locale (Gabon 1ère et Gabon 24), le président gabonais s’est félicité de cette visite.
Il s’est dit heureux de parvenir à un accord avec la France sur la transformation locale du manganèse après 2ans de négociations.
Selon cet accord, Eramet, via COMILOG sa filiale locale s’engage à transformer au Gabon 700 000 tonnes de manganèse à l’horizon 2031.
Si le pouvoir applaudit cet accord, des voix s’élèvent pour déplorer un deal loin des ambitions de départ du Gabon qui prévoyait une interdiction de sortie du manganèse brut du territoire national dès janvier 2029. La production locale de cette ressource stratégique pour le pays est d’environ 9 millions de tonnes.
Libreville a cependant indiqué avant la visite en France qu’une entreprise japonaise serait sur le point d’investir dans une usine de transformation du manganèse dans les environs de la capitale.
Pour la présidence gabonaise, cette visite illustre la volonté de bâtir « des partenariats structurants, créateurs de croissance, d’emplois et d’opportunités pour le Gabon« .
Oligui Nguema a affirmé également avoir obtenu de la France les garantis de rétrocession du titre foncier du camp de Gaulle, ancienne base de l’armée française en Gabon. Le camp sera bien débaptisé et portera le nom d’un « patriote gabonais », a affirmé le numéro un gabonais.
Carl Nsitou
