La BEAC prévoit de doubler le taux de rapatriement des devises issues des activités extractives d’ici 2028

La BEAC a annoncé le 23 avril un relèvement progressif du taux de rapatriement des devises issues des activités extractives dans la zone CEMAC.

Conformément à l’Instruction n°001/GR/2026, ce taux, actuellement fixé à 35 %, passera à 50 % au 1ᵉʳ janvier 2027, puis à 70 % au 1ᵉʳ janvier 2028, soit un doublement sur deux ans pour les sociétés pétrolières, gazières et minières opérant dans les six pays de la sous-région.

Cette réforme vise à renforcer les réserves de change de l’institution monétaire, dont le niveau de couverture des importations est projeté à 4,52 mois pour 2026, en deçà du seuil confortable de 5 mois recommandé par le FMI.

La mesure aligne progressivement le régime des compagnies extractives sur celui des autres assujettis, déjà soumis à un taux de 70 %.

Toutefois, la BEAC maintient une dérogation majeure : les sommes affectées aux fonds de réhabilitation des sites en fin d’exploitation (Fonds RES), demeurent exclues de cette obligation. Or ces fonds constituent le principal point de friction entre la banque centrale et les compagnies extractives, après plusieurs années de négociations infructueuses — aucune convention n’ayant été formellement conclue au 30 avril 2026, malgré une échéance initialement fixée au 30 avril 2025. 

Source : Brèves économiques de l’Afrique centrale (coopération française)

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