Booué : le chimpanzé rode toujours dans la ville, le CIRMF en chemin pour le capturer

Le chimpanzé apparu dans la ville de Booué (province de l’Ogooué Ivindo) rode toujours dans la ville, le Centre interdisciplinaire médicale de Franceville (CIRMF) appelé au secours par les autorités locales dépêche ce mardi une équipe technique pour capturer le primate, a appris Gabonactu.com

Lundi le chimpanzé a encore été aperçu dans la ville de Booué. Les autorités locales rassurent que l’animal n’est pas dangereux.

Un véhicule tout terrain part de Franceville ce mardi pour Booué. A son bord, un animalier et un anesthésiste. Leur mission, capturer l’animal et le transférer à Franceville pour une réhabilitation avant de le relâcher dans une réserve.

Pour le CIRMF, il n’est pas question que le drame vécu début janvier à Mouila se reproduise à nouveau. Dans cette ville située à 444 km de Libreville dans le sud du Gabon, un gorille est également sorti de forêt pour la ville. Après avoir terrorisé les riverains, il a été abattu le 5 janvier dernier. Sa chaire a été découpée en morceaux avant de terminer dans les marmites pour le repas.

L’année dernière, une panthère a élu domicile dans la petite cité rurale d’Iboundji dans la province de l’Ogooué Lolo. Sa cible était les chiens errant. Après plusieurs semaines de traque, elle a été abattu par un chasseur.

Selon un spécialiste, le chimpanzé de Booué est un mal solitaire qui aurait un centre d’intérêt dans la ville. Il peut s’agir d’un arbre dont les fruits sont arrivés à maturité ou un autre aliment, a supposé le spécialiste.

Ces apparitions des animaux féroces dans les villes et villages sont la preuve du conflit homme faune désormais récurent au Gabon, pays où les efforts de la protection intégrale des certaines espèces animales a engendré leur multiplication.

La destruction de l’habitat naturel de ces animaux ainsi que la coupe des arbres fruitiers qui servent de restaurant à ces animaux les pousse à se rapprocher de plus en plus des villages où il se nourrissent dans les plantations.

La province de l’Ogooué Ivindo est la plus touchée par ce phénomène.

Marie Dorothée

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