Cinéma : le Gabonais Jean-Claude M’Paka honoré au Maroc pour son élogieux parcours

L’acteur et réalisateur gabonais Jean-Claude M’Paka a reçu mercredi un hommage lors de la cérémonie d’ouverture de la 4e édition du Festival international du cinéma de montagne à Ouzoud, dans le centre du Maroc, aux côtés du réalisateur marocain Daoud Oulad Sayed et de l’acteur marocain Saad Mouaffak.

Organisé par la Fondation Sawt Al Jabal pour le Patrimoine et le Développement Durable, ce festival dédié à la promotion du patrimoine et de la création cinématographique se tient jusqu’au 6 septembre au complexe touristico-culturel d’Ouzoud, dans la région de Béni Mellal-Khénifra, réputée pour ses cascades.

Formé dès 1975 à l’Institut national des arts de Dakar avant d’intégrer en 1978 la prestigieuse École internationale de théâtre Jacques Lecoq à Paris, Jean-Claude M’Paka s’est imposé au fil des décennies comme l’un des acteurs majeurs du cinéma et de la télévision gabonais, avec des rôles marquants dans plusieurs productions gabonaises et africaines à l’exemple du célèbre film gabonais : « les couilles de l’éléphant ».

Prenant la parole devant le public réuni sur la place publique d’Ouzoud, l’acteur gabonais a salué des organisateurs qui, selon lui, ont « porté et concrétisé cette noble initiative« , avant de souligner que son invitation témoignait de « l’excellence des relations d’amitié, de fraternité et de coopération » unissant le roi Mohammed VI et le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguéma.

Revenant sur son parcours, celui qui a lui-même choisi, lors d’un tournage, « de faire de la montagne un véritable sujet de création« , a insisté sur le rôle du septième art comme « formidable vecteur d’engagement en faveur du développement durable« . Il a estimé que le cinéma pouvait être « cette passerelle entre les cultures, entre les peuples et entre les générations« , capable de « raconter nos histoires » et de « révéler nos richesses« .

Établissant un parallèle entre les montagnes marocaines et les forêts et savanes de son pays, le Gabon, M’Paka a jugé que les défis environnementaux rassemblaient les deux territoires, en dépit de paysages différents. Il a conclu son intervention par une série d’exclamations saluant « l’amitié entre le Maroc et le Gabon » et « la coopération entre les peuples d’Afrique« .

Un jury international et une compétition mondiale

Placée sous la présidence du philosophe et académicien marocain Mohamed Nour Eddine Afaya, la compétition officielle de cette 4e édition réunit l’acteur égyptien Ahmed Wafik, l’actrice afghane Marina Golbahari et le réalisateur kazakh Rustam Abdrashev. Les longs métrages en lice viennent notamment de Turquie, d’Italie, du Burkina Faso, d’Ouzbékistan et d’un projet tuniso-suisso-allemand.

Le programme, étalé sur cinq jours, alterne projections, ateliers de formation (jeu devant la caméra, photographie) et colloques universitaires consacrés à la place de la montagne dans le récit marocain et au rôle du cinéma dans le développement territorial. Des spectacles folkloriques régionaux animent chaque soir la place publique du village.

La cérémonie de clôture, prévue dimanche, doit rendre hommage au réalisateur népalais Min Bahadur Bham, dont le film « Kalo Pothi » avait représenté le Népal aux Oscars en 2017, avant la remise des prix de la compétition officielle et la projection du film « L’Esclave » d’Abdelilah El Jaouhary, en clôture de l’hommage rendu à l’acteur marocain Saad Mouaffak.

Carl Nsitou

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