Deux Gabonais, Hendrick Mbina et Patrice Moussavou Mouloungui, alias Ibrahim, ont été placés en détention provisoire à la prison centrale de Port-Gentil le 28 août dernier. Ils sont poursuivis dans une affaire liée à la saisie de 127 conditionnements de chanvre indien à Ndougou, dans la province de l’Ogooué-Maritime.
Les deux hommes ont été interpellés dans la nuit du 23 août au cours d’une opération menée par les enquêteurs. La perquisition et les investigations ont permis la découverte des 127 conditionnements de chanvre indien ainsi que de plusieurs morceaux de papier susceptibles d’avoir servi à préparer la drogue.
Hendrick Mbina reconnaît avoir détenu du chanvre indien, mais conteste toute activité de trafic. Le jeune homme affirme avoir acheté la marchandise auprès de vendeurs ambulants et assure que le produit était destiné à sa consommation personnelle. Installé à Ndougou pour pratiquer l’agriculture, il explique utiliser le cannabis durant ses travaux dans les plantations.
« Moi, je consomme et je ne vends pas. Je n’ai jamais fait dans le trafic », soutient-il. Une version qui devra toutefois être confrontée à la quantité de drogue saisie et aux autres éléments recueillis au cours de l’enquête.
Son coaccusé, Patrice Moussavou Mouloungui, rejette lui aussi les accusations. Présent à Ndougou dans le cadre de son activité professionnelle, il affirme que le chanvre indien retrouvé sur les lieux ne se trouvait pas dans sa chambre et appartenait à son grand frère.
« Mon grand-frère reconnaît sa marchandise », a-t-il déclaré, précisant que les enquêteurs avaient découvert dans sa chambre uniquement six cartouches de fusil. La présence de plusieurs éléments liés au conditionnement de la drogue a néanmoins renforcé les soupçons autour de l’affaire.
Présentés au juge d’instruction le 28 août, Hendrick Mbina et Patrice Moussavou Mouloungui ont été placés en détention provisoire à la prison centrale de Port-Gentil. L’enquête devra désormais établir la provenance des 127 conditionnements, leur destination et le rôle exact de chacun des deux hommes dans cette affaire.
En attendant la suite de la procédure judiciaire, les deux mis en cause restent présumés innocents. La justice devra déterminer si la quantité saisie était destinée à la consommation personnelle ou à un éventuel réseau de distribution de stupéfiants dans la région.
Jean-Jacques Rovaria Djodji
