Le Comité technique de suivi du projet de fermeture de la décharge de Mindoubé et de construction du nouveau Centre de traitement et de valorisation des déchets (CTVD) de Nkoltang s’est réuni jeudi à Libreville pour sa deuxième session, marquée par des avancées sur le foncier et le financement du projet, selon un communiqué du ministère de l’intérieur.
La réunion s’est tenue sous la présidence opérationnelle du coordonnateur du comité, Yannick Edson Ongoundja, par ailleurs secrétaire général adjoint du ministère de l’Intérieur.
Selon les organisateurs, les mairies de Libreville, d’Owendo et d’Akanda ont officiellement identifié les emplacements destinés à accueillir les futurs centres de transfert de déchets, une étape jugée décisive depuis la session inaugurale du comité. Cette mobilisation des collectivités locales a permis de débloquer la question foncière, préalable indispensable au lancement des travaux.
Le comité a dans la foulée validé le démarrage immédiat des études environnementales et sociales sur les sites retenus, une phase destinée à confirmer leur conformité écologique et à préparer leur insertion auprès des populations riveraines.
Les membres du comité ont par ailleurs fait état de la consolidation de la structure financière du futur CTVD de Nkoltang, présenté comme le principal centre d’enfouissement technique appelé à remplacer la décharge de Mindoubé. Le projet s’appuie sur une mobilisation financière internationale, dont le bouclage est en cours de finalisation.
« Nous passons aujourd’hui de la phase de planification à celle de l’action terrain« , a déclaré le coordonnateur du comité technique, cité dans un communiqué. Il a souligné que l’implication des maires avait permis de lever le blocage foncier et que le soutien de l’État gabonais et des partenaires internationaux offrait désormais les moyens de répondre à l’urgence environnementale posée par le site de Mindoubé, en vue de doter le pays d’une infrastructure moderne de traitement des déchets.
La décharge de Mindoubé, qui reçoit depuis des années l’essentiel des déchets du Grand Libreville, fait l’objet de critiques récurrentes en raison de ses nuisances environnementales et sanitaires pour les populations riveraines. Sa fermeture et son remplacement par le CTVD de Nkoltang s’inscrivent dans les priorités du gouvernement en matière de gestion des déchets et d’assainissement urbain dans la capitale gabonaise et son agglomération.
Marie Dorothée
