En visite de travail et d’inspection des structures sanitaires de Port-Gentil, province de l’Ogooué-Maritime (littoral sud), la ministre de la Santé, le Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo Bivigou, a récemment ordonné la fermeture provisoire des activités de la clinique privée La Rose, implantée dans le 2ᵉ arrondissement, pour non-respect des normes sanitaires et réglementaires en vigueur. Les patients qui y étaient suivis ou admis devront être réorientés vers d’autres structures de santé afin d’éviter toute interruption de leur prise en charge, a-t-on appris.
L’inspections ont révélé que la clinique La Rose présentait des insuffisances incompatibles avec la poursuite de ses activités. Face à ces manquements, les autorités sanitaires ont décidé de suspendre son autorisation d’exercer jusqu’à ce que l’établissement se conforme pleinement aux prescriptions réglementaires, sans plus de précisions sur la nature exacte des manquements constatés.
La clinique La Rose n’est toutefois pas la seule structure concernée par cette opération de contrôle. Une autre clinique privée s’est vu infliger une amende administrative pour diverses irrégularités, tandis qu’un troisième établissement a été autorisé à poursuivre normalement ses activités après avoir satisfait aux exigences techniques et sanitaires requises.
Par cette décision, le ministère de la Santé envoie un signal fort à l’ensemble des acteurs du secteur, pour lesquels le respect des normes sanitaires ne devrait pas constituer pas une simple obligation administrative, mais la garantie essentielle pour la protection des patients.
Au-delà de cette sanction, cette affaire remet en lumière la question du contrôle des établissements de santé privés au Gabon. Elle soulève également des interrogations sur l’efficacité du système national d’inspection sanitaire.
Pour toute défaillance, la réglementation prévoit d’ailleurs un éventail de sanctions graduées, allant de la mise en demeure à l’amende administrative, puis à la suspension temporaire, voire au retrait définitif de l’autorisation d’exercer lorsque les manquements persistent ou compromettent la sécurité des usagers.
Au-delà du cas spécifique de la clinique La Rose, cette opération de contrôle illustre la volonté des pouvoirs publics de renforcer la régulation du secteur privé de la santé. Elle rappelle que l’exercice de la médecine dans une structure privée est indissociable du respect permanent des normes de qualité, de sécurité et d’hygiène imposées par l’État.
Elliott Ana Merveille et Jean-Jacques Rovaria Djodji
