Soixante officiers stagiaires issus de six pays africains ont achevé, ce mercredi 8 juillet 2026, neuf mois de formation à l’École d’état-major de Libreville (EEML). Placée sous le parrainage du vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, cette 34ᵉ promotion, baptisée à son nom, a enregistré un taux de réussite de 98,33 %, avec 59 officiers diplômés d’état-major et un officier certifié, illustrant la vocation régionale de cette école d’excellence au service de la coopération militaire africaine.
La ministre de la Défense nationale, Brigitte Onkanowa, a salué le parcours des stagiaires et rappelé l’importance de la formation des cadres supérieurs des forces armées. « Former un officier d’état-major, ce n’est pas seulement transmettre des connaissances supplémentaires. C’est préparer des stratèges capables d’anticiper, de planifier, de coordonner et de commander dans un environnement sécuritaire de plus en plus complexe », a-t-elle déclaré.

Soixante impétrants ont été médaillés, mais , le capitaine Amical Oyono Nyassi (Gabon) major de promotion avec une moyenne de 13,87/20, devant le major Adrien Nzoyisenga (Burundi, 13,81) et le capitaine Enyo Adessou (Togo, 13,52) se sont le plus distingués.

La cérémonie a également été marquée par la remise de distinctions honorifiques. Le commandant Arthur Elli Békalé a été élevé à la Médaille militaire, tandis que le colonel Lilian Leyigui, les commandants Francis Ngouara Mbazou et Kevin Polydore Ngoundji Othere, l’adjudant-chef Michael Mury ainsi que Yves Laurent Ngoma ont reçu la Médaille de reconnaissance des Forces armées, adjudant Magoulou Magoulou médaille d’honneur de l’armée de terre et enfin la médaille d’honneur de la Marine nationale sergent chef major Lekogo, et sergent chef Leyeme Crusse.
Parrain de cette 34ᵉ promotion, le vice-président du Gouvernement, Hermann Immongault, a exhorté les nouveaux diplômés à exercer leurs futures responsabilités avec rigueur et sens du devoir. « Vous recevez aujourd’hui bien plus qu’un diplôme. Vous porterez désormais la responsabilité de conseiller les commandements et de contribuer à la sécurité de vos États. Les défis sécuritaires actuels exigent des officiers compétents, disciplinés et capables de penser les opérations dans leur globalité », a-t-il affirmé. La présidente de promotion a ensuite retracé le parcours du parrain avant la remise officielle des insignes de diplôme.

Au nom des partenaires de l’École, Philippe Mauries, ambassadeur de France au Gabon, a réaffirmé l’attachement de son pays à la coopération militaire avec le Gabon. « L’École d’état-major de Libreville est devenue une référence régionale grâce à l’excellence de son enseignement et à la qualité de la coopération franco-gabonaise. Former ensemble les officiers de demain, c’est contribuer durablement à la stabilité du continent », a-t-il déclaré.

Créée en 2002, l’École d’état-major de Libreville est une École nationale à vocation régionale (ENVR) issue de la coopération militaire entre le Gabon et la France. Elle accueille chaque année des officiers stagiaires provenant de plusieurs pays africains, notamment du Gabon, du Burundi, Sénégal, Madagascar, France, Burundi, du Togo, du Cameroun, du Congo et de la République centrafricaine. Sa mission est de former les futurs cadres des états-majors aux fonctions de planification, de conduite des opérations et de réflexion stratégique, faisant de Libreville l’un des principaux pôles de formation militaire de la sous-région.
Nkili Akieme
