Les populations de Mayumba, département de la Basse Banio, près de Tchibanga, capitale provinciale de la Nyanga (sud-ouest), sont particulièrement remontées contre l’état du réseau routier, devenu impraticable dans l’ensemble. Entre boue, stagnation des eaux boue et bourbiers (en saison des pluies), poussière en saison sèche et absence d’entretien ; élèves, commerçants et malades subissent les conséquences d’infrastructures dégradées, malgré des années de promesses politiques restées sans suite, déplore-t-on.
À certains endroits de la commune, circuler est devenu une véritable épreuve. Des élèves en uniforme traversent chaque jour des chemins noyés dans la boue pour rejoindre leurs écoles. Des malades peinent à atteindre le dispensaire dans des conditions parfois alarmantes. Quant aux commerçants, ils doivent lutter quotidiennement pour transporter leurs marchandises et faire vivre leurs familles.
Pour les populations, cette situation n’est plus acceptable. Depuis plusieurs années, les mêmes discours reviennent à chaque période électorale : « le développement arrive », « Mayumba va changer », dénoncent-elles.
Pourtant, sur le terrain, les habitants disent ne voir aucune amélioration concrète. Les problèmes de drainage persistent, l’entretien des routes semble inexistant et les attentes de la population restent sans réponses.
Au-delà du simple confort, les routes représentent un besoin essentiel. Sans voies praticables, l’accès à l’éducation devient difficile, les soins de santé restent compliqués et l’activité économique tourne au ralenti. Dans une localité comme Mayumba, l’état des infrastructures influence directement les conditions de vie de toute la population.
Face à cette réalité, de nombreuses voix appellent désormais les élus et responsables locaux à agir. Pour les habitants, les autorités ont été choisies pour servir la population et apporter des solutions durables, non pour disparaître après les campagnes électorales. Les citoyens réclament des actes concrets plutôt que des promesses répétées.
Malgré les difficultés, les habitants restent attachés à leur ville. S’ils dénoncent aujourd’hui cette situation, c’est aussi par amour pour Mayumba et par refus de voir la commune continuer à sombrer dans l’abandon. La population ne demande pas l’impossible : elle réclame simplement le minimum nécessaire pour vivre dans la dignité.
Féeodora Madiba et Darène Mabelle Ayingone
