Des milliers de travailleurs gabonais ont pris part vendredi, au traditionnel défilé du 1er Mai sur le boulevard Triomphal de Libreville. Devant le président Brice Clotaire Oligui Nguema, les centrales syndicales se sont positionnées sur les réformes du Code du travail pour lutter efficacement contre le chômage.
L’urgence d’une refonte du Code du travail jugé inadapté aux réalités actuelles. « Il est urgent de réécrire le Code du travail. Nos textes sont obsolètes et ne correspondent plus aux réalités socio-économiques actuelles », a martelé Paul Moussavou Mbombo, secrétaire général adjoint de la Confédération syndicale gabonaise (COSYGA).
Dans le même esprit, plusieurs organisations ont plaidé pour un dialogue social plus crédible, la sécurisation des emplois et une meilleure protection des travailleurs confrontés à la précarité, notamment dans certaines zones économiques spéciales du pays.
Au-delà des revendications syndicales, cette 139e édition de la Fête du Travail a également servi de tribune aux entreprises et aux travailleurs vulnérables. La représentante d’Owendo Container Terminal (OCT), Isabelle Mbeye, a salué « un nouveau mandat porteur d’espoir pour le plein-emploi et la valorisation du secteur privé gabonais ».
De son côté, le Syndicat autonome des professionnels handicapés et assimilés (SAPHA) a rappelé la nécessité de rendre effectives les politiques d’inclusion. « L’intégration professionnelle des personnes handicapées ne doit plus être un vœu pieux, mais une réalité concrète », a insisté François Nzengué. Après la remise de distinctions honorifiques à plusieurs centaines de travailleurs, le gouvernement a réaffirmé sa volonté de renforcer le dialogue social et d’améliorer les conditions de travail dans le pays.
Ces derniers mois, plusieurs syndicats ont multiplié les sorties publiques pour dénoncer l’irrégularité de la tenue des élections professionnelles dans les entreprises publiques, parapubliques et certaines administrations.
Ces scrutins, essentiels pour mesurer la représentativité syndicale, devraient permettre de désigner les interlocuteurs officiels appelés à siéger dans les futures négociations sur la réforme du Code du travail, les conventions collectives et les conditions de travail.
Nkili Akieme
