Le collectif SOS Éducation la base a annoncé, ce vendredi 17 avril, sa transformation en organisation syndicale sous l’appellation de Syndicat des enseignants de la base (SEB). À peine structuré, le mouvement a confirmé sa participation aux élections professionnelles prévues le 22 avril, avec l’ambition de s’imposer comme un nouvel interlocuteur du dialogue social.
Cette mutation intervient après plusieurs mois de mobilisation autour des difficultés rencontrées par les enseignants, notamment les lenteurs administratives, les conditions de travail jugées précaires et le manque de reconnaissance. Face à ces constats, les initiateurs ont choisi de franchir un cap en s’organisant de manière plus formelle.
Lors de la conférence de presse, la présidente Honorine Angue Mintsa a souligné la portée de cette évolution. « L’instant que nous vivons n’est ni ordinaire ni fortuit. Il s’inscrit dans le prolongement d’un long cheminement marqué par l’endurance, les sacrifices et les épreuves ». Elle a présenté la création du SEB comme une réponse à une situation devenue difficile pour de nombreux enseignants.

Dans la même dynamique, elle a insisté sur la dimension collective de l’engagement syndical : « Notre combat dépasse les intérêts particuliers. Il relève de l’intérêt général. Notre combat est légitime, notre combat est juste, notre combat est nécessaire ».
Le SEB entend ainsi défendre les droits des enseignants, promouvoir plus de transparence dans la gestion des carrières et améliorer concrètement les conditions de travail.
Malgré ses revendications, le nouveau syndicat affiche une posture d’ouverture. « Notre démarche n’est pas une démarche de confrontation, elle est une démarche de responsabilité », a-t-elle précisé, appelant à un dialogue constructif avec les autorités pour aboutir à des solutions durables.
Doté d’un bureau exécutif de neuf membres et d’un conseil d’administration, le SEB se veut structuré et durable. Il appelle les enseignants à se mobiliser pour les élections professionnelles du 22 avril. « Le SEB n’est pas un mot. Il est une conscience collective, notre voix commune », a conclu sa présidente.
Tryphene Lembah
