Le gouvernement gabonais et l’entreprise Makiber, ont peaufiné et paraphé, lundi, le contrat de construction de l’Hôpital Femmes, Mères et Enfants de Ntoum, marquant une avancée importante dans la modernisation du système de santé national. L’accord a été conclu entre la ministre de la Santé, Pr Elsa Nkana Joséphine Ayo Bivigou, et Carlos Pérez Serrano, Directeur général du groupe Makiber, chargé de la réalisation des travaux. Porté par la Première Dame, Zita Oligui Nguéma et la Fondation Ma Bannière, ce projet ambitionne de doter le pays d’un établissement de référence en santé maternelle et infantile, lit-on dans une communication faite sur la page Facebook officielle du ministère de la Santé.
L’hôpital sera doté d’une capacité de 100 lits et proposera des services spécialisés de pointe, notamment en pédiatrie, néphrologie pédiatrique et cancérologie pédiatrique. Il sera également équipé d’un plateau technique moderne, incluant une unité de procréation médicalement assistée avec fécondation in vitro et insémination artificielle.
Selon la ministre de la Santé, cette infrastructure contribuera à « renforcer significativement l’offre de soins » et à améliorer la prise en charge des pathologies complexes, jusque-là souvent traitées à l’étranger.
Pour le groupe Makiber, en charge de la réalisation, l’objectif est de livrer un hôpital performant, intégrant des équipements de dernière génération et une organisation centrée sur le patient. Prévue sur une durée de deux ans, la construction de l’hôpital devrait s’achever à la mi-2028.
À terme, cette infrastructure devrait jouer un rôle clé dans la réduction de la mortalité maternelle et infantile ; tout en contribuant à désengorger les structures hospitalières de Libreville.

Cette nouvelle infrastructure sanitaire sera implantée à Okolassi, dans la commune de Ntoum, chef-lieu du département du Komo-Mondah, situé à une quarantaine de kilomètres de Libreville, sur la Route nationale 1. Ville en pleine expansion démographique et économique, Ntoum constitue aujourd’hui un carrefour stratégique dont les besoins en services de santé spécialisés ne cessent de croître.
Dans la commune de Ntoum, les infrastructures existantes restent limitées face à la demande. L’hôpital départemental, par exemple, dispose d’une capacité d’accueil relativement modeste, avec environ 45 lits, incluant des services de maternité et de pédiatrie.
Par ailleurs, un centre médical en cours de développement vise déjà à renforcer l’offre locale, preuve de la pression croissante sur les structures sanitaires de la zone.
Depuis plusieurs années, le Gabon s’est engagé dans une politique de modernisation de ses infrastructures sanitaires, avec la construction de centres hospitaliers universitaires, d’instituts spécialisés et de structures de proximité à travers le pays. Cette dynamique vise à améliorer l’accès aux soins et à réduire les évacuations sanitaires vers l’étranger, encore fréquentes pour certaines pathologies lourdes.
C’est dans ce contexte que s’inscrit le projet d’Hôpital Femmes, Mères et Enfants, présenté comme une réponse structurelle aux insuffisances observées, notamment en matière de prise en charge spécialisée des mères et des enfants.
M.-O. Mignonne et Tryphène Lembah
