A la faveur d’un échange avec les représentants des organes de presse et des médias, mercredi, le Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM – Majorité au pouvoir) s’est notamment exprimé sur la suspension provisoire des réseaux sociaux décidée par la Haute autorité de la communication (HAC), sur l’interview accordée à France 24 par l’ancienne Première Dame Sylvia Bongo Ondimba accordée à France 24, sur les récentes prises de position de l’opposition gabonaise.
Par la voix de son Porte-parole, Pierre Ndong Méyé, le parti fondé par le Vice-président de la République, Alexandre Barro Chambrier, croit savoir, au sujet de la suspension à titre conservatoire des réseaux sociaux, que ces libertés doivent s’exercer dans le respect de l’ordre public et des valeurs éthiques et culturelles du pays.

Le RPM a salué l’annonce faite par le ministre de la Communication et des médias concernant l’organisation prochaine d’un forum citoyen consacré à la régulation de ces plateformes. « Le RPM est fondamentalement attaché à la liberté d’expression et d’information », a déclaré Pierre Ndong-Meye.
Selon le parti, certains utilisateurs des réseaux sociaux s’en servent pour porter atteinte à la dignité des citoyens, proférer des menaces ou troubler l’ordre public. « La liberté d’expression ne saurait être utilisée pour porter atteinte à la dignité des autres citoyens ou menacer la stabilité sociale », a-t-il martelé ; tout en soulignant l’importance économique et sociale des réseaux sociaux, avec l’espoir que leur fonctionnement normal pourra être rétabli dans les meilleurs délais.
Diversion
Au sujet de l’interview accordée, le 6 mars dernier, à France 24 par l’ancienne Première Dame, Sylvia Bongo Ondimba, le parti considère cette sortie médiatique comme « une stratégie de désinformation visant à jeter le discrédit sur les autorités nationales et les institutions du pays », a dénoncé le Porte-parole du RPM.
Selon les responsables du parti, les déclarations de Sylvia Bongo Ondimba reposeraient sur « des allégations diffamatoires et mensongères ». Ils estiment que l’ancienne Première Dame chercherait à se présenter comme une victime tout en évitant de répondre aux accusations portées contre elle.
Le RPM rappelle par ailleurs que, lors de sa libération pour raisons humanitaires, Sylvia Bongo Ondimba s’était engagée à répondre devant la justice de son pays. Le parti déplore qu’elle ne soit pas revenue faire face aux procédures engagées et considère que ses déclarations actuelles viseraient à détourner l’attention de l’opinion publique.
Le parti de Alexandre Barro Chambrier affirme que le peuple gabonais demeure majoritairement aux côtés du président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguéma. Elle évoque les transformations engagées depuis l’avènement de la transition politique, notamment les travaux d’infrastructures routières dans plusieurs villes ainsi que l’assainissement progressif des finances publiques.
Une opposition aux aboies
Concernant certaines prises de position de l’opposition, si le RPM reconnaît que certaines affirmations peuvent faire l’objet d’un débat politique, le parti dénonce ce qu’il qualifie de « stratégie de saturation de l’espace médiatique », jugée déconnectée des réalités du pays.

Le parti estime que certains acteurs politiques tenteraient aujourd’hui de se présenter comme des alternatives crédibles malgré le lourd passif qu’ils traînent. « Les Gabonais n’ont pas la mémoire courte », prévient-il.
Le Rassemblement pour la patrie et la modernité appelle les gabonais à la vigilance face aux débats politiques actuels et encourage le président de la République à poursuivre sereinement sa mission à la tête de l’État. Le parti invite également l’opinion publique à ne pas se laisser distraire par ce qu’il qualifie de manœuvres politiques d’une minorité d’acteurs.
M.-O. Mignonne et Darène Mabelle Ayingone
