Dans le quartier Sotega, situé dans le 2e arrondissement de Libreville, des habitants dénoncent des branchements clandestins sur le réseau d’eau potable qui entraîneraient une augmentation significative des factures pour les abonnés réguliers. La situation alimente les tensions dans cette zone confrontée à des difficultés d’approvisionnement.
Aux abords de l’église Sainte-Monique, plusieurs compteurs sont installés à l’extérieur des habitations, parfois en retrait des clôtures. Pour limiter les usages frauduleux, des familles ont posé des dispositifs de protection sur les installations. Malgré ces précautions, certains individus parviendraient à contourner ces systèmes, notamment tard dans la nuit, en dévissant les raccordements afin de puiser de l’eau sans passer par les compteurs.
Perrine, résidente du quartier depuis onze ans, affirme avoir constaté une hausse inhabituelle de sa consommation. « Ce mois-ci, j’ai reçu une facture dépassant les 150 000 francs CFA, sans comprendre comment une telle somme a pu s’accumuler », témoigne-t-elle. Selon elle, ces pratiques illégales contribueraient à l’augmentation des montants facturés aux abonnés en règle.
Plusieurs habitants évoquent un phénomène récurrent qui aggrave la précarité hydrique dans le secteur. Outre les factures jugées élevées, certains ménages disent subir des baisses de pression ou des interruptions d’eau après ces prélèvements non autorisés.
Face à cette situation, les habitants appellent les autorités compétentes et les services en charge de la distribution d’eau à renforcer la sécurisation des installations et à engager des contrôles afin de mettre fin aux branchements clandestins.
Darene Mabelle Ayingone
