Madeleine Berre et les partenaires sociaux en conclave durant 3 jours pour définitivement valider le nouveau code du travail

Après avoir soumis en février dernier au Bureau international du travail (BIT) pour avis une trentaine d’articles ayant suscité des vives tentions, le Directeur de Cabinet du ministre de la Fonction publique, représentant le ministre empêché, Cyrille Angoue, a procédé mercredi à l’ouverture des assises tripartites (syndicat des travailleurs, syndicat du patronat et le gouvernement) portant sur la validation définitive du nouveau code du travail gabonais. 

« Nous sommes réunis pour examiner ce que le Bureau international du travail nous a fourni, c’est-à-dire, regarder ensemble les avis et commentaires qu’il nous a fourni sur les articles divergents à l’issue des travaux que nous avons eu au Nomade 3 au 8 février dernier afin que nous puissions convenir de la finalisation du code du travail de la République Gabonaise », a affirmé le représentant des travailleurs et par ailleurs vice-président des travaux de révision du code du travail, Léon Mébiang. 

Les travaux se dérouleront du mercredi 2 au vendredi 4 septembre 2020. Ils consisteront à examiner en commission les avis et commentaires faits par le Bureau international du travail sur une trentaine d’articles ayant suscité des vives polémiques. Puis de valider en plénière, au bonheur des parties prenantes que sont les travailleurs, le patronat et le gouvernement, le nouveau code du travail gabonais. 

Les objectifs poursuivis au terme de ces travaux sont entre autres de garantir aux travailleurs gabonais un emploi et des conditions de travail décents, de créer aux employeurs des conditions qui favoriseront d’accroître les emplois et avoir une économie plus performante.

Notons par ailleurs qu’à l’entame des travaux, les syndicalistes ont félicité le gouvernement pour la transparence du processus de révision du code et sur le fait d’avoir associé tous les partenaires sociaux aux travaux.

Ils ont cependant déploré le fait que les recommandations du BIT ne leur ont été transmises qu’une fois arrivé dans l’enceinte du ministère de la Fonction publique. Ils auraient souhaité les avoir un peu plutôt afin de mieux s’enquérir du contenu des recommandations et ainsi avoir une participation de qualité pendant les plénières. 

Les syndicalistes ont indiqué qu’ils vont exiger au ministre une journée supplémentaire pour mieux examiner le contenu des recommandations afin de ne pas participer sans avoir bien parcouru le document.

Eudes Rinaldy Leboukou 






Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error

Vous aimez l'article? Merci de le partager.