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Social Société

La monture finale du nouveau code du travail enfin validée

    

Les représentants des travailleurs ayant abandonné lundi dernier la réunion de restitution finale du projet de révision du code du travail, suite à un profond désaccord sur l’article 92 qui menace dangereusement, selon eux, les acquis des travailleurs, l’ont finalement validé.     

Selon les services de communication du ministre de la Fonction Publique, Madeleine Berre, le désaccord serait parti d’un malentendu. En préparant la réunion de restitution finale du projet de révision du code, la mauvaise monture contenant l’article 92 autrefois source de tension a accidentellement été dupliquée et redistribuée aux participants, en lieu et place de la monture harmonisée et faisant consensus.   

Se sentant tromper par le gouvernement, après vérification des articles du code, les travailleurs en colère ont claqué la porte. Informé de la situation, le ministre de la Fonction Publique, par le truchement de son directeur de cabinet, a fait appeler les partenaires sociaux le lendemain pour expliquer l’origine du malentendu et clarifier tout autre éventuel point de discorde.

La situation clarifiée, les travaux stoppés ont naturellement repris. Au terme de trois jours de travail minutieux, un consensus final a été trouvé entre les parties (travailleurs, employeurs et Gouvernement) et la monture finale du code du travail en révision est validée.  

Eudes Rinaldy Leboukou

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Social Société

Un bâtiment neuf à Lambaréné pour accélérer l’autonomisation des jeunes

Le Député du 1er arrondissement de la Commune de Lambaréné, par ailleurs membre du Comité Permanent du Bureau Politique du Parti Démocratique Gabonais (PDG), Madeleine Berre, a offert samedi un bâtiment flambant neuf à l’association de droit gabonais JA Gabon (incubateur national) afin d’accélérer l’autonomisation des jeunes de Lambaréné.

Le bâtiment destiné à héberger l’incubateur et les espaces de formations des jeunes sur les métiers de la pêche et de la pisciculture, dans la capitale provinciale du Moyen-Ogooué a officiellement été inauguré par le ministre du Commerce, des Petites et Moyennes Entreprises, et de l’Industrie, Hugues Mbadinga Madiya. La cérémonie a été présidée par Cyrille Angoue, Directeur de cabinet du ministre de la Fonction publique, Madeleine Berre empêché. Elle s’est déroulée en présence du Gouverneur de la province Barnabé_Mbagalivoua, de la directrice exécutive de JA Gabon, Radia Garrigues et des autorités locales.

L’édifice abrite un local pour l’ONE, une salle d’accueil, un espace pour JA Gabon, une salle d’incubation et des vestiaires.

La structure permettra de former sur une période de 3 ans 90 jeunes aux métiers de la pêche et de la pisciculture. Après la formation, ces derniers bénéficieront également d’un accompagnement du ministère des PME, indique-t-on.

Selon quelques indiscrétions, sakarya escort bayan cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme dénommé « Cap sur l’autonomisation des jeunes », financé par l’État gabonais et l’Union Européenne. Le projet ambitionne également de sakarya escort former des jeunes de 16 à 35 ans à l’éducation financière, l’employabilité et entrepreneuriat dans les lycées techniques, centres de formation professionnelle, espaces d’incubation et universités.

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Eudes Rinaldy Leboukou

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Politique Social Société

Les agents publics non recensés en septembre et mai dernier seront privés de salaire cette fin du mois et radiés dès le 7 août

Madeleine-Berre © D.R

La ministre de la Fonction publique, Madeleine Berre, a indiqué vendredi dans un communiqué que les agents publics non recensés lors de l’opération de recensement qui s’est déroulée de septembre à décembre 2019 pour la première phase, et de mai à juin 2020 pour la seconde phase, seront privés de salaire cette fin du mois et radiés dès le vendredi 7 août prochain si leur situation administrative venait à être inchangée.

« Afin de s’arrimer aux dispositions de la loi n°1/2005 du 4 février 2005 portant statut général de la Fonction publique, en son article 78 qui dispose que : l‘agent public a droit, après service fait, à une juste rémunération », les agents publics qui n’ont pas été recensés sont suspendus de solde pour compter du mois de juillet 2020 », indique le communiqué

Les retardataires sont invités à se présenter auprès des Directions centrales des ressources humaines et autres responsables de gestion des ressources humaines de leurs administrations respectives, dans un délai de rigueur de quinze jours à compter de ce vendredi 24 juillet 2020.

Au terme de cette phase, les dossiers doivent être transmis à la Fonction publique, pour examen et avis, par la cellule de régularisation déjà mise en place à cet effet.

« Passé ce délai, les agents dont les situations ne seront pas régularisées, seront proposés à radiation, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur », martèle le communiqué.

Aucune autre démarche ne sera admise au sein du ministère de la Fonction publique, indique-t-on.

Le communiqué n’indique pas le nombre de personnes non recensées à ce jour. Ils étaient 11 000 avant la cession de rattrapage de mai et juin.

Eudes Rinaldy Leboukou 

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Social Société

Petit cessez-le-feu entre Jean Remy Yama et la Fonction publique

 

Jean Remy Yama, président de la puissante centrale syndicale Dynamique unitaire (DU) a revêtu son costume mercredi pour se rendre avec son staff à une séance de travail avec le ministre de la Fonction publique, Madeleine Berre qu’il snobait depuis plusieurs mois.

 

Le « Caterpillar » du mouvement syndical au Gabon, connu pour ses positions très tranchantes digne d’un opposant radical, a évoqué avec le ministre de la Fonction publique les conclusions du dernier forum de la fonction publique.

 

« Échanges constructifs et responsables axés sur les recommandations du Forum de la Fonction Publique », peut-on lire dans un tweet publié via le compte du ministère de la fonction publique.

 

Le syndicaliste et son staff n’ont pas encore publiquement communiqué sur les conclusions de cette rencontre aux allures d’un Cessez-le-feu.

Carl Nsitou

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Premier mouvement d’humeur des syndicalistes malgré le Covid-19

Le Mouvement social des travailleurs gabonais vaillants (MSTGV) dirigé par Pierre Mintsa, a investi lundi les locaux de la Fonction publique accompagné de quelques 400 retraités et jeunes en attentes de postes Budgétaires pour exiger à la ministre Gabonais de la Fonction publique, Madeleine Berre l’application immédiate des recommandations du Forum de la Fonction publique organisé en janvier dernier.

Les grévistes revendiquent entre autre l’arrimage au nouveau système de rénumérotation des pensions retraites des civils et militaires, l’Attribution des postes budgétaires à tous les sortants écoles et ceux ayant fait l’objet des recrutements directs, possédants des dossiers en instance de recrutement et la régularisation de toutes les autres situations administratives.

Selon des sources concordantes, la ministre de la Fonction Publique à convoquer sous la pression de manifestants de toute urgence une séance de travail pour ce mercredi 27 Mai.

La séance de travail aura comme ordre du jour la reprise des travaux de la commission de pilotage des résolutions du Forum, indique-t-on.

Eudes Rinaldy Leboukou

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Société

La 2ème phase du recensement des agents de l’Etat reprogrammée du 12 mai au 18 juin prochain

Le ministre de la fonction publique Madeleine Berre © D.R

Le ministre de l’Emploi, de la Fonction Publique, du Travail et de la Formation Professionnelle, Charge du Dialogue Social, Madeleine Berre, a annoncé dans un communiqué  la reprise du 12 au mai au 18 juin prochain de la 2ème phase de l’opération du recensement biométrique des agents de L’Etat,  qui  ne ce sont fait recensés lors de la 1ère phase organisée  du 30 septembre au 22 décembre 2019.

Les opérations y relatives se dérouleront du 12 mai au 18 juin 2020 sur toute l’étendue du territoire, indique le communiqué.

A cet effet, les agents concernés (près de 12 000) sont tenus de se rapprocher des Directeurs Centraux de Ressources Humaines et autres responsables de gestion des ressources humaines de leurs administrations respectives afin de se faire identifier à partir de la fiche individuelle de recensement, sous la supervision des Secrétaires Généraux et dans le strict respect des mesures de lutte contre le COVID-19.

Les sites de recensement ainsi que le calendrier de passage seront communiqués en temps opportun aux Secrétaires Généraux et Directeurs Centraux des Ressources Humaines.

Au terme de cette seconde et ultime phase, tous ceux qui ne se feront pas recenser verront leurs situations administratives traitées conformément aux dispositions réglementaires, par la cellule de gestion du contentieux,  mise en place à cet effet au sein du Ministère de la Fonction Publique.

Antoine Mayombo

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A cœur ouvert Economie Société

Révision du code du travail : Madeleine Berre dit tout sur le projet qui a fâché les syndicalistes

La ministre gabonaise de l’Emploi, de la fonction publique, du travail et de la formation professionnelle, Madeleine Berre, a dans une interview résolu d’expliquer aux employeurs, employés et surtout aux jeunes à la quête d’un emploi ou frappés par le chômage les principales innovations du code de travail actuellement en pleine révision et qui a été à l’origine d’une récente grève générale des travailleurs à la demande des syndicalistes qui soupçonnaient le gouvernement de réviser ce texte dans l’opacité. Lecteur !

Madame la Ministre, après quelques incompréhensions, le projet de révision du Code du travail entre dans une nouvelle phase, celle de la plénière tripartite. Quels sont les grands axes retenus pour cette étape ?

Pour rappel, il est important de souligner que le projet de réforme du code du travail n’était pas encore entré dans sa phase d’adoption.

Il y a lieu d’indiquer que ce projet de réforme du code du travail avait déjà été soumis à une concertation et plénière en 2015. Notre mission a été de ressortir ce projet de loi, de le relire et de le réécrire en vue de son adaptation aux enjeux de la diversification de notre économie et surtout garantir la croissance des emplois et l’employabilité des jeunes. Une fois terminée, du 19 au 25 août 2019, nous avons procédé à une première concertation qui nous a permis de recueillir les contributions des travailleurs et des employeurs. Au terme de cette étape, et vu les modifications apportées et compte tenu de la nécessité de convaincre le Gouvernement soucieux de l’importance de cette réforme, et de nous assurer de son adoption par le parlement, une plénière était programmée avant son adoption définitive. Ce processus d’examen, de réécriture était en cours au sein de notre instance gouvernementale dès le mois d’octobre 2019, et n’a pas été poursuivi compte tenu de l’agenda gouvernemental. Par ailleurs, la consultation tripartite telle qu’édictée par la convention n° 144 de l’Organisation Internationale du Travail est une démarche de bonne gouvernance qui a toujours été adoptée et respectée par le Gouvernement dans le cadre du processus de l’adoption des textes portant sur les règlements ou conventions régissant les relations de travail.

Le gouvernement ayant dédié spécifiquement un ministère en charge du dialogue social, il était évident que la démarche de consultation était dans la feuille de route de nos actions.

1- Présentation synthétique du projet titre par titre ;

Le projet de réforme du Code du travail comporte 7 titres qui sont les mêmes que ceux de l’ancienne loi. Il comporte 413 articles contre 381 de l’ancienne loi, en raison de la codification de nouveaux principes et formes contractuelles

2- Montrer et expliquer les innovations ;

Les principales innovations de cette réforme résident notamment dans le titre 1 au niveau :

– la codification du dialogue social et de la concertation en collaboration avec les syndicats portant sur les textes de portée nationale, qui n’existait pas et qui est une proposition du gouvernement ;

– le renforcement de l ‘égalité du droit à l’accès au travail ;

– la codification du harcèlement sexuel, en complément de la loi 10/2016 du 5 septembre 2016 ;

– l’élargissement de la notion de stage pour favoriser l’immersion des jeunes dans l’entreprise.

Dans le Titre 2, les innovations résident essentiellement dans :

– la codification de plusieurs formes contractuelles d’emplois, telles que le contrat saisonnier, le contrat à temps partiel, le contrat intermittent, le contrat d’intérim dans un souci de renforcement du statut des travailleurs quelle que soit la forme de son emploi ;

– l’encadrement des modalités d’emploi du travailleur journalier et hebdomadaire afin de leur permettre d’avoir un statut leur offrant l’accès à la CNSS et à la CNMAGS ;

– l’encadrement du recours au contrat à durée déterminée, dans un maximum de 2 ans et non plus 4 ans, et la suppression de la possibilité de renouveler plusieurs contrats de durée déterminée de courte durée ;

– la codification de la clause de mobilité dans les sociétés de groupe ;

– l’encadrement du recours au chômage technique, dorénavant limité à six (6) mois maximum, avec le principe du versement d’une allocation de chômage technique ;

– la codification du congé de paternité ;

– la codification du congé sabbatique ;

– la simplification des procédures en cas de licenciement pour motif économique de 10 salariés au plus, où la procédure d’autorisation de licenciement est remplacée par une procédure d’entretien préalable avec le maintien en l’état des exigences de constitution du dossier pour motif économique et la consultation obligatoire des représentants du personnel ; la procédure d’autorisation étant maintenue en l’état pour les licenciements pour motif économiques de plus de 10 salariés ;

– la codification de la rupture amiable déjà validée en 2015 ;

– l’introduction de l’utilisation de l’outil électronique dans les procédures ;

– le renforcement du recours aux représentants des travailleurs dans les procédures ;

– instaure l’obligation d’un rapport social annuel pour matérialiser la concrétisation du dialogue social dont l’objet est notamment de recueillir les informations et statistiques sur les emplois et la qualité des relations de travail ;

– codifie les différentes formes d’apprentissage, contrat d’apprentissage jeunesse, contrat insertion professionnelle avec alternance; le contrat d’apprentissage jeunesse est un succès auprès des employeurs et des jeunes, et sa gestion par l’Office National de l’Emploi est un axe de flexibilité très motivant pour les employeurs ; ceci avec un renforcement du contrôle de cette forme par les inspecteurs du travail ;

– codifie de nouveaux mécanismes de formation professionnelle et de reconversion, contrat formation professionnelle en alternance, contrat formation adaptation professionnelle, qui favorisent la formation et la reconversion des travailleurs en situation de chômage et en reconversion professionnelle ;

– renforce les modalités d’examen des dossiers de demandes d’autorisation de travail par l’exigence notamment d’un avis de publication d’annonces prouvant la recherche des profils au plan national ;

– prévoit un régime de simplification pour les grands chantiers et les gros investissements.

Concernant le Titre 3, les innovations se lisent essentiellement au niveau de :

– la codification du travail à temps partiel, du travail en cycle et par rotation ;

– la suppression des limitations au droit du travail de nuit des femmes ;

– renforcement de la protection des enfants au travail ;

– codifie la jouissance du congé payé par fractionnement pour permettre au travailleur de bénéficier de ses congés sur des périodes différentes de l’année.

S’agissant du Titre 4, les principales innovations s’apprécient dans le renforcement du contrôle en matière de santé et sécurité au travail.

Sur le Titre 5, les dispositions des tribunaux ont été adoptées aux nouvelles règles d’organisation des organes judicaires et le maintien du rôle de l’inspecteur du travail dans la conciliation.

Concernant le Titre 6, les innovations portent sur :

– le renforcement des critères de représentativité des organisations syndicales ;

– la fixation de la durée des mandats, la périodicité des renouvellements et des électeurs au niveau des travailleurs ;

– la codification du statut des délégués syndicaux et de leurs modalités d’élection, et l’élargissement de la protection aux membres du bureau syndical ;

Enfin dans le titre 7, les innovations portent essentiellement sur l’organisation des modalités de déclenchement de la grève et l’obligation du service minimum obligatoire.

Vous observez bien que ce projet de réforme a pour axes essentiels le renforcement des droits des travailleurs, et intègre de nouveaux mécanismes de flexibilité pour encourager et offrir aux employeurs tous les cadres d’emplois et de ne plus les enfermer uniquement soit dans un contrat à durée indéterminée ou un contrat à durée déterminée simple. L’objectif du Gouvernement reste la croissance des emplois et l’accès au marché du travail et à la prospérité, sans oublier l’axe de l’auto-emploi. Flexibilité et simplification des procédures ne signifient pas précarisation des emplois. Ce projet de réforme doit s’analyser comme un outil moderne à la disposition des travailleurs et des employeurs, pour augmenter les capacités des employeurs à recruter le plus grand nombre.

De manière technique, comment la plénière se déroule-t-elle ?

A ce propos, il y a lieu de rappeler que c’est la première fois qu’une plénière est élargie aux syndicats de branches et d’entreprises. Le nombre de participants est beaucoup plus important et il était essentiel de définir une bonne méthodologie de travail. C’est dans cette perspective que nous avons réuni samedi dernier, l’ensemble de nos collaborateurs pour échanger à nouveau sur le contenu de la réforme mais également de nous réapproprier du contenu de la convention n° 144 (1976) de l’Organisation International du Travail sur les consultations tripartites relatives aux normes internationales du travail, qui est la base de cette consultation tripartite et qui guide la méthode de travail arrêtée au début des travaux de cette plénière. Nous tenons à rappeler que la convention n° 144 exige que des consultations efficaces entre le Gouvernement et les représentants des travailleurs et employeurs aient lieu à toutes les étapes normatives de l’OIT et que le Gouvernement n’a jamais émis une quelconque réserve sur le respect de cette consultation, portant sur un projet de réforme aussi important sur les relations entre employeurs et travailleurs. Cette convention n° 144 est la base même de la mission de dialogue social qui nous a été assignée par le Chef de l’Etat, son Excellence Ali Bongo Ondimba.

Ce dialogue social doit donc reposer sur des bases constructives et responsables de la part de tous les partenaires sociaux.

La plénière repose donc sur les principes édictés par la convention n° 144, à savoir :

– l’efficacité, en précisant que la consultation au sens de la convention n° 144 n’est pas une négociation qui doit parvenir à un accord. La clé, c’est de s’assurer que la voix des parties concernées, travailleurs et employeurs, sera entendue par le Gouvernement avant que les décisions ne soient prises ;

– la représentativité des organisations de manière égale ; nous tenons en conséquence compte de tous les participants mais du fait de l’obligation de respecter le principe d’égalité entre travailleurs et employeurs, lors de la plénière, nous avons convenu d’arrêter un nombre égalitaire de travailleurs et d’employeurs comme base délibérative, tout en laissant la participation des autres travailleurs à la plénière ;

– l’arbitrage du Gouvernement ; les procédures de consultation peuvent se fixer pour objectif de parvenir à un consensus, cela n’est pas au sens de la convention n° 144 dans sa note interprétative, une nécessité. En effet, toutes les voix doivent être entendues, mais c’est le Gouvernement qui prend la décision si un consensus n’est pas atteint. Les parties ont cependant la possibilité de saisir l’OIT pour commentaires.

C’est dans cette perspective et pour garantir un dialogue constructif, chaque participant recevra une copie de la convention n° 144 et sa note interprétative afin que la méthode de travail soit mise en place dans le respect de cette base, accompagnée d’une synthèse détaillée sur les enjeux et les modifications apportées par le projet de réforme, sur les articles déjà validés lors de la plénière de 2015, et les articles loi 1994 non modifiés, un tableau comparatif de la loi 1994, modifiée par les lois 2000 et 2010 avec le projet de réforme, et enfin le projet de la réforme réécrite.

Les participants ont mis en place un bureau tripartite qui a validé la méthodologie de travail.

Nous espérons que ces travaux se dérouleront dans un climat de dialogue social harmonieux et avons mis tous les outils nécessaires à une bonne compréhension de ce projet de loi, dont le déficit de communication a donné lieu à des incompréhensions de la part des travailleurs.

Nous invitons les partenaires à apaiser les tensions et à se solidariser pour un examen minutieux de ce projet de réforme.

Après les incompréhensions du départ, les rencontres initiées en prélude à cette plénière avec les partenaires sociaux et le patronat ont-elles permis d’avancer sereinement sur ce dossier ?

Oui ces échanges ont été utiles et toutes les parties ont été consultées et ont donné leur avis favorable pour la tenue de la plénière et se sont engagées à mettre en place un cadre de travail productif.

Pouvez-vous nous communiquer les grandes avancées que prévoit ce nouvel instrument dans le monde du travail au Gabon ?

– la codification de nouvelles formes du contrat de travail à l’instar du : CAJ, du contrat saisonnier, intermittent …

– limitation à 2 ans de la possibilité du recours au contrat à durée déterminée de courte durée

– élargissement du dispositif lié au stage et à l’apprentissage

– Renforcement du dispositif juridique relatif à la sécurité et à la santé au

Travail

– Codification de la notion de dialogue social

– Clarification des critères de représentativité des syndicats

– Limitation à 6 mois, non renouvelable la durée du recours au congé technique

Après cette plénière que prévoit la suite du processus ?

La poursuite du processus implique :

– la consultation du Conseil d’Etat

– l’adoption par le Conseil interministériel ;

– l’adoption par le Conseil des Ministres ;

– la transmission aux institutions Conseil économique, social et environnemental, assemblée nationale, sénat ;

– promulgation de la loi en cas d’adoption par les deux chambres.

Gabonactu.com vous remercie

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Gabon Société

Révision du Code du Travail: 15 syndicats de l’Ogoué- maritime adhèrent à la grève générale

photo archive


Au terme d’une assemblée générale samedi, les syndicats de l’Ogooué-maritime tous secteurs d’activités confondus, ont réaffirmé leur adhésion au préavis de grève générale nationale dite d’avertissement déposé le 17 janvier sur la table du premier ministre.

La mobilisation de la Coordination des organisations syndicales des travailleurs de l’Ogooué-maritime fait suite à la Une du quotidien l’Union n°13223 du samedi 18 janvier 2020. L’article revenait sur la rencontre tripartite gouvernement, travailleurs et syndicats du 17 janvier au cours de laquelle la ministre de l’Emploi, de la Fonction publique, du Travail et de la Formation professionnelle, chargé du dialogue social, Madeleine Edmée Berre avait rassuré ses interlocuteurs sur le Code du travail.

« Faisant suite à l’article paru à la une du quotidien ‘Union n°13223 du samedi 18 janvier 2020 faisant état d’un prétendu apaisement sur la question relative au projet de réforme du Code du Travail, les syndicats de l’Ogooué-Maritime tous secteurs d’activités confondus, réaffirment et confirment leur adhésion au préavis de grève générale nationale dite d’avertissement, déposé le vendredi 17 janvier 2020 sur la table du Premier ministre Chef du Gouvernement », déclarent-ils.

L’ONEP, le SEERPAC, la SAP, CSAG, CGSL, CNSG, CDSA, CSDT, UNASYTRAG, COSYGA, SOLIDARITE, SAAM, SYTRABGA, SATAP-G et le SYNTEE+ signataires du procès-verbal n’entendent pas fléchir. Ils invitent le premier ministre à prendre la mesure réelle de la situation pour éviter la paralysie de l’économie nationale en réunissant toutes les parties prenantes.

Les travailleurs, eux, sont invités à rester mobilisés et vigilants en attendant le mot d’ordre de grève générale.

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Gabon : un forum pour examiner les difficultés de l’administration publique en janvier 2020

 La ministre de la fonction publique Madeleine Berre entourée de ses collaborateurs annonçant l’organisation dudit forum © Gabonactu.com

Dans le cadre de la poursuite du processus de régularisation des problèmes qui minent le quotidien des agents de la Fonction publique, le ministre de la Fonction publique et du Dialogue social, Madeleine Edmée Berre et les partenaires sociaux se sont accordés pour la tenue d’un forum de l’administration en janvier 2020.

Ce Forum de trois jours sera une opportunité pour les deux parties d’échanger à bâtons rompus sur les problèmes qui minent le fonctionnement de l’administration publique. Le but à terme, selon le ministre de la Fonction publique est d’apporter réponses concrètes aux revendications des agents de l’Etat en vue d’optimiser le fonctionnement de l’administration.

Rien ou presque ne sera laissé de côté. Il s’agira en effet de mettre tous les sujets recensés sur la table de discussion, notamment les lois qui encadrent le fonctionnement des agents, les questions de gestion de carrière, la mobilité, la maladie, l’évolution, le recrutement. « Nous examinerons point par point ces situations-là, nous régulariserons également les possibilités de reconversion, d’amélioration, de réaffectation, les conditions dans lesquelles vous souhaiteriez qu’on améliore vos conditions de travail. Il y aura également un atelier sur le dialogue social », a précisé Mme Berre.

Si pour Pierre Mintsa et Aminata Ndzomba, leaders syndicaux et portes paroles des partenaires sociaux, l’initiative est la bienvenue. Ils disent avoir une liste bien précises des attentes des agents. Il s’agit notamment de l’attribution de postes budgétaires, la création des matricules de Solde, l’arrimage des pensions civiles et militaires au nouveau système de rémunération, le payement d’arriérés de la prime d’incitation à la performance du 2ème  trimestre de 2015 aux administrations restantes, le reclassement après stage à l’issue des concours professionnels, les rappels, la régularisation des situations administratives, le nouveau système de rémunération.

Ce Forum de l’administration s’inscrit dans la suite du dialogue social amorcé par le gouvernement Julien Nkoghe Bekalé dans l’optique de l’apaisement du climat social.

Lisa Mboui

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Les bailleurs de fonds sollicités pour restructurer l’ONE

Les locaux de l’ONE deviennent trop étroits  © D.R

La Banque mondiale a été sollicité par le gouvernement pour restructurer le siège de l’Office nationale de l’emploi (ONE), devenu trop étroit pour mieux exécuter ses missions en pleine évolution.

La restructuration de l’ONE  était en bonne place au cours de l’entretien entre la ministre de l’Emploi, en charge de la Formation professionnelle  Madeleine Berre et la représentante résidente de la Banque, Alice Ouédraogo, le 31 octobre courant à Libreville. Le gouvernement sollicite le soutien du bailleur de fonds pour une reformation en profondeur  de l’institution.

En effet, au fil du temps, les activités dévolues à l’ONE s’arriment aux attentes des plus hautes autorités visant à offrir une opportunité au plus grand nombre de demandeurs d’emplois, et la structure devient étroite. Cette restructuration vise donc à pérenniser la structure afin d’améliorer les conditions de suivi des jeunes inscrits dans la structure.

« Il y a de plus en plus de jeunes demandeurs d’emplois qui viennent s’inscrire à l’Office nationale de l’Emploi. Il y a énormément de projets tel que le contrat d’apprentissage jeunesse qui font beaucoup de biens et l’ONE a un certains nombres de limites parce que depuis des décennies la structure n’a pas évolué », explique le directeur général de l’ONE, Franck Ivala.

« Mme le ministre a discuté en bonne intelligence avec la Banque mondiale pour partager sa vision et ce sera également le cas avec la BAD pour voir comment penser à une véritable restructuration de l’Office nationale », a-t-il précisé.

L’office national de l’emploi a été créé le 1er octobre 1993. Il a pour missions d’assister les personnes à la recherche d’un emploi ou d’une formation pouvant faciliter leur insertion ou réinsertion professionnelle. L’institution a entre autres missions aussi  d’assister les employeurs pour l’embauche et le reclassement  (interne et externe) de leur personnel ;  de mettre en œuvre les dispositions spécifiques arrêtées par le gouvernement en faveur de l’emploi.

Lisa Mboui

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