Pédophilie : Serge Mombo jeté au gnouf pour la 2ème fois

Serge Mombo, ex président de la Ligue de football de l’Estuaire accusé de pédophilie par le journaliste européen Romain Molina a, une seconde fois, été arrêté mercredi à Libreville par des éléments de la Direction Générale des Contre-Ingérences et de la Sécurité Militaire (DGCISM) plus connue sous l’appellation B2 alors qu’il vivait sous contrôle judiciaire.

Ancien arbitre international et capitaine de la police nationale gabonaise, Serge Mombo est poursuivi pour « abus sexuels sur footballeurs mineurs ».


Des accusations qu’il a toujours niées. Le dirigeant sportif a même déposé une plainte à Paris en France contre le journaliste Romain Molina pour diffamation.

Auteur d’une enquête explosive sur la pédophilie dans les milieux sportifs gabonais, Romain Molina avait affirmé sur France 24 que Serge Mombo avait commis des actes de pédophilies sur plusieurs jeunes footballeurs.

C’est la seconde interpellation de Serge Mombo dans cette affaire. Il avait été arrêté pour la première fois le 25 janvier 2022 sur le tarmac de l’aéroport Léon Mba de Libreville dès qu’il a foulé le sol national en provenance du Cameroun où il était dans la délégation officielle du Gabon à la CAN 2022.

Après 8 jours de garde à vue, il a été relaxé puis placé sous contrôle judiciaire.

Plusieurs encadreurs sportifs ont déjà été jeté en prison. Il s’agit entre autre de Capello, de son vrai nom Patrick Assoumou Eyi présenté dans l’enquête de Romain Molina paru dans le quotidien londonien The Guardian comme le cerveau de la pédophilie dans le football gabonais durant 20 ans.

Les autres présumés pédophiles arrêtés sont Mabicka Triphel alias coach Kolo (ancien coach de l’USM et coach de Moussavou FC de la sous-ligue de Libreville). Orphé Mickala, coach de TP Akwembé qui avait d’ailleurs immédiatement été suspendu de ses fonctions par le club et qui se serait rendu de lui-même à la police.

Maître Martin Avéra dit « Chaka », instructeur et propriétaire d’un club de Taekwendo a également été arrêté puis jeté en prison.

Les révélations de Romain Molina ont aussi occasionné des arrestations dans les milieux du Tennis gabonais.

Carl Nsitou


One thought on “Pédophilie : Serge Mombo jeté au gnouf pour la 2ème fois

  1. Un média sérieux ne doit pas relayer des informations sans les vérifier. C’est bien le B.A=BA de votre métier il me semble.

    Ce qui se passe dans le milieu du football gabonais est terrible. J’espère que le Pays sera suspendu par la FIFA. Trop de zone d’ombres dans ce que j’appelle le conflit Effong vs Mounguengui.

    Pourquoi MM. Engandzas, ASSELE etc. n’ont pas été entendu? Y compris les différents ministres passés et présent. Il semble que cette affaire de pédophilie dans le football (gérer par la Fégafoot) date de près ou plus de 20 ans. USM a été plusieurs fois cité

    Les faits sont très très graves. Certes, il y a des personnes qui ont été placées sous mandat de dépôt à la suite des publications du propagandistes Molina. Mais la réalité du projet c’est la Fégafoot (coïncidence des nominations avant l’élection et autres…) Molina s’est fait embarquer dans une affaire où il ne peu plus faire marche arrière car souhaitant préserver le peu de crédibilité qui lui reste. Ce qu’il a fait « comme travail » est salutaire, mais il doit reconnaitre ses erreurs sur certaines personnes.

    Ceux qui comme moi prendrons le temps de mettre bout à bout les sorties et déclarations de ce dernier, trouverons un certain nombre de contradictions.

    Ce n’est pas parce que Molina est un blanc que tout ce qu’il dit est vrai. Ce n’est pas parce qu’il utilise les vocables baiser, enfiler etc. Qu’il dit vrai

    J’ai suivi toutes ses sorties. Aucune n’est documentée (date, lieu etc.) C’est une enquête ou pas?

    La rigueur de la loi, c’est aussi de reconnaître pour le cas de Mombo par exemple qu’il n’y a pas de preuves établies à la suite de ces auditions sur PV au B2, à la PJ et à l’inspection générale des services de police depuis février. Ce sont quand même 3 grands lieux d’investigation, NON? Un peu de respect pour les institutions du Pays quand même.

    Les services judiciaires doivent garder leurs impartialité et ne pas travailler au dicta de Molina. C’est un blanc d’accord et alors? Faites votre travail. Si les faits sont établies, dites le. Si non, laissez les gens vaquer à leurs occupations.

    Toute cette propagande sur les réseaux sociaux ne saurait être considéré comme preuve de la culpabilité des personnes citées. Un moment donné il faut arrêter.

    Il me semble que le procureur avait demandé des enquêtes sur cette affaire. Nous parlons quand même d’un sujet qui date de l’an dernier.

    Je terminerai par rappeler à l’opinion le cas du président Gbagbo Laurent en Côte d’Ivoire. + de 3000 morts. Mais acquitté fautes de preuves. C’est aussi cela la rigueur de la loi.

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