Méfaits des stupéfiants : les élèves du lycée Paul Idjendjet Gondjout sensibilisés par le Rotary Club Libreville Komo

Les élèves du lycée Paul Idjendjet Gondjout écoutant religieusement l’agent sensibilisateur Jean Christophe Oniane Allogo le 15 novembre à Libreville @ Gabonactu.com

Libreville, 15 novembre (Gabonactu.com) – Les membres du Rotary Club Libreville Komo ont sensibilisé jeudi les élèves du lycée Paul Idjendjet Gondjout sur les conséquences désastreuses de la consommation des drogues et autres stupéfiants.
L’activité rentrant dans le cadre de l’axe stratégique du Rotary international orientée vers « l’alphabétisation et l’éducation de base », s’est intéressée sur les élèves de classes de 6ème et 5ème comme population cible, la plus fragile. Outre le cannabis, traditionnel stupéfiant plus connu, les rotariens ont focalisé l’exposé sur le « Tramador », un antidouleur de niveau II administré aux personnes dépressives ou « folles », est très prisé par les jeunes.

Les rotariens, personnel administratif et élèves ont posé pour la postérité @ Gabonactu.com

Le Tramador est appelé trivialement « Cobolos ». La jeunesse gabonaise en perdition est engluée dans ce nouveau phénomène de société en s’adonnant à cœur joie. Un problème de santé publique qui décime progressivement les jeunes.
« Ces stupéfiants sont très dangereux, ce sont des stupéfiants qui créent des hallucinations, qui font dormir les enfants même en salles de classe, c’est-à-dire, les gens qui viennent les leurs proposent disent que c’est pour leur donner du punch, c’est pour donner un plus à ce qu’ils font, or c’est tout le contraire ; ça leur rend agressif ; on voit un peu ce qui se passe dans les établissements, les élèves qui agressent leurs camarades de classe sans raison », a expliqué Jean Christophe Oniane Allogo, agent de contrôle antidopage et membre du Rotary club Libreville Komo.
Pour lui, ces Cobolos incitent les enfants à devenir des criminels sans foi ni loi. Plus de 70% des élèves du pays seraient confronté à ce fléau, tributaire d’importants dégâts dans les cellules familiales, partant même de la société.
La sensibilisation visait à interpeler les jeunes sur la nécessité de se mettre à l’abri du dangereux phénomène. Une lutte qui, selon l’expert rotarien, doit s’accentuer en milieu scolaire, lieu préféré des promoteurs dudit fléau.
« Nous sommes à notre 2ème édition et nous comptons sensibiliser les enfants pour que les drogues ne circulent plus dans les milieux scolaires (…) il faut en faire beaucoup plus de sensibilisations surtout pour les petites classes, qui sortent du primaire et qui sont encore innocentes, ils (enfants) sont facilement manipulables, il faut les sensibiliser pour leur permettent de ne jamais y toucher », a estimé Laetitia Helbi, présidente du Rotary club Libreville Komo.


Sydney IVEMBI


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