Les tenanciers des bars déçus par la minable indemnité reçue de l’Etat

Les tenanciers des bars et débits de boissons invités ce lundi à la caisse pour percevoir une indemnité de l’Etat suite à la fermeture depuis 11 mois de leurs commerces n’ont pas caché leur déception après avoir reçu chacun un chèque variant entre 250 000 et 300 000 FCFA.

« Je suis tenancier du HP-SHOP, un snack-bar du quartier cocotier. J’ai 7 employés. Les 7 employés me réclament leurs salaires dûs. Je comptais sur cette indemnité pour solder leurs salaires. Et là, je n’y arriverais jamais », a vociféré Hugues, propriétairedu HP-SHOP.


Hugues a reçu un chèque de 250 000 FCFA alors que sa masse salariale est de 1,5 million FCFA.  « C’est aberrant ! Et puis on va dire aux gens qu’on a donné de l’argent », s’est-il désolé.

333 responsables des bars etsnack-bar ont postulé à l’aide de l’Etat suite à l’arrêt complet des activités de ce secteur dans le cadre de la lutte contre le Covid 19. Quelques 181 dossiers jugés complets ont été retenus.

« Le gouvernement s’est foutu de nous », s’est désolé Joël Mapangou tenancier d’un snack-bar employant 12 agents. M. Mapangou a soutenu que son loyer mensuel est de 400 000 FCFA.

Acculé, l’agent comptable du Copil, Léon Obiang Mboulou s’est défendu affirmant ne pas être responsable du montant alloué à chaque bénéficiaire.

« Il y a une commission qui a été mise en place. Elle a statué en fonction de l’enveloppe allouée. Le montant a été réparti. Au niveau de l’agence comptable, nous nous occupons du règlement après vérifications », a-t-il expliqué.

Tout le monde n’est cependant pas déçu. Une aide reste une aide, selon certains bénéficiaires.

« Nous disons un grand merci au gouvernement qui a pensé à nous. Parce que ce dernier temps c’est très dur pour nous concernant la scolarité des enfants. Cette aide va nous soulager« , a déclaré Harouna, tenancier d’un bar.

Pour être éligible à cette indemnité, chaque prétendant devait fournir le bilan des quatre derniers mois de l’année 2019 et 2020 : décembre, janvier, février et mars. Il fallait joindre les pièces d’identités des employés ainsi que les factures d’eau et d’électricité.

Ghislain Mboumba


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