Le front de l’opposition s’aligne derrière Péan et décide de porter plainte contre Ali Bongo

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Le front de l’opposition, un regroupement de plusieurs leaders de l’opposition gabonaise, dans une déclaration dimanche à Libreville, a approuvé les révélations du journaliste et écrivain français Pierre Péan qui met en doute la nationalité du chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba et décidé de porter plainte au Gabon et à l’international dès jeudi prochain.

« Le FRONT invite les forces vives de la nation à marcher à ses côtés pour déposer jeudi 13 novembre 2014 la plainte du peuple gabonais devant les tribunaux nationaux et internationaux, pour que le faussaire soit jugé et condamné », cogne le texte volontairement offensif et très ciblé contre le numéro un gabonais.
« Nouvelles Affaires Africaines, Mensonges et Pillage du Gabon » de Pierre Péan, après ses précédents ouvrages : « l’Emir d’Afrique » en 1982 et « Affaires Africaines » en 1983. Ces trois ouvrages apportent des preuves incontestables sur le pillage du Gabon et l’identité réelle d’Ali Bongo Ondimba », indique Le Front dans sa déclaration lue par Zacharie Myboto au siège de l’ex Union nationale (UN, parti de l’opposition officiellement dissout).


Les auteurs de la déclaration demandent au président gabonais de prouver qu’il est bien le fils biologique d’Omar Bongo Ondimba et de Joséphine Kama (Patience Dabany, de son nom d’artiste).
« Ces révélations confortent l’engagement du FRONT, exprimé le 19 juillet 2014, à porter l’affaire devant les tribunaux nationaux et internationaux », conclu Le Front.

Le Front reste cependant silencieux sur le pillage du Gabon peu avant 2009, date de l’arrivée au pouvoir d’Ali Bongo Ondimba. Il annonce la tenue prochaine d’un grand meeting populaire à un endroit non encore connu.
Le pouvoir par contre minimise le livre de Péan qu’il considère comme un ramassis de ragots. Dans un communiqué daté de France, les autorités soutiennent cependant qu’en « raison de la gravité de ces actes, les autorités gabonaises ont saisi les juridictions françaises compétentes ».
« Les conditions douteuses de son écriture ainsi que l’intention de l’auteur de se situer, de son propre aveu, dans la perspective de la future campagne présidentielle au Gabon éclairent la profonde malveillance de ce livre », enfonce le document.
Une enquête du journal en ligne français, Médiapart a révélé que Pierre Péan a voulu escroquer le Gabon via des intermédiaires la coquette somme de 10 150 millions d’euros afin d’obtenir la non publication de ce livre. Les émissaires de Péan ont envoyé à la présidence de la République gabonaise un projet de contrat qui a permis de retarder la publication du livre à la veille d’un sommet entre la France et l’Afrique sur la paix et la sécurité en décembre 2013.

Pierre Péan interrogé par Médiapart a affirmé que le Gabon voulait le salir pour avoir publié ce livre. Il reconnait cependant être rentré en contact avec le cabinet présidentiel d’Ali Bongo, pas pour approfondir son enquête mais pour négocier des faveurs.

 


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