La consommation de la viande de bœuf en chute libre à Oyem à cause de la misère grandissante

La consommation de la viande fraiche de bœuf est en chute libre à Oyem, la capitale de la province du Woleu Ntem (nord) selon les bouchers qui sont allés tirer la sonnette d’alarme mercredi auprès des services de la mairie de la ville.

Avant la pandémie du Covid 19, par semaine, les bouchers de la ville égorgeaient 12 à 18 bœufs par semaine. Actuellement, ils égorgent à peine 3 ou 5 bœufs dont ils n’arrivent plus écouler la viande, ont-ils fait remarquer au Directeur des finances et du recouvrement (DFR) de la mairie d’Oyem Théophaste Ekouma Abessolo lors d’une séance de travail.


A l’origine de ce manque d’intérêt des Oyemois sur la viande de bœuf fraiche, la vie chère, la réduction drastique du trafic passagers entre le Gabon, le Cameroun et la Guinée Equatoriale dont Oyem est l’une des plaques tournantes. Le chômage ambiant n’est pas aussi étranger à cette situation. En gros, les effets négatifs du Covid 19 sur la vie sociaux économiques de la ville.

Pour soutenir les bouchers, M. Ekouma Abessolo instruit par le maire central d’Oyem, Christian Abessolo Menguey, a décidé d’accorder une réduction sur le prix d’abattage d’un bœuf dans l’unique abattoir de la ville. Désormais les bouchers paieront 10 000 FCFA par bœuf abattu au lieu de 15 000 FCFA.

La municipalité souhaite ainsi participer à la relance de la consommation de cette plus grande ville de la province.

« Nous vous remercions très sincèrement », a soupiré M. Lamine, représentant adjoint de l’association des bouchers d’Oyem.

Les bœufs consommés à Oyem sont importés du Cameroun. Les bouchers sont en majorité de la communauté haoussa, une communauté connue pour sa parfaite maîtrise de la cuisson de la viande à travers les « coupés-coupés » ou viande braisée.

Constant Oyame Ndong


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