IAI : entre grève, arriérés de bourses, insécurité et le manque des résultats académiques depuis 3 ans

Faute de bourses, d’insécurité et des résultats académiques depuis 3 ans, les étudiants de l’Institut africain d’informatique (IAI) dont le siège est à Libreville, ont  emboité le pas   aux enseignements dudit établissement supérieur, en grève depuis le 30 juin dernier, pour réclamer 20 mois d’arriérés de salaires.

Outre l’insécurité récurrente caractérisée par les braquages et les agressions physiques au sein de l’Institut, les étudiants font face également aux difficultés académiques.

« Nous sommes déjà à plus de deux ans (2019, 2020), certains étudiants ont fini leurs différents cycles, Ingénieur, Master ou encore Licence, mais pas de soutenances », a déploré un étudiant concerné par la situation.


Selon plusieurs étudiants grévistes, les résultats des années académiques 2018-2019, 2019-2020, tous cycles confondus et ceux de 2020-2021 ne sont toujours pas disponibles.

Pour le cas des bourses, les étudiants gabonais ne seraient pris en compte par l’Agence nationale des bourses du Gabon (ANBG) depuis 3 ans. Trois promotions sont concernées par la situation. La situation serait occasionnée par l’administration de IAI enverrait les listes des étudiants admis au concours en retard. L’administration qui exigerait coûte que coûte que les étudiants s’acquittent de leurs frais d’écolage nonobstant le problème de bourses.

« Nous sommes dans une institution panafricaine qui dispose d’une administration qui n’est pas à l’écoute des étudiants, qui fonctionne par règlement de compte et par intimidation », a insinué un autre étudiant très remonté.

IAI connait depuis des années une déliquescence quasi irréversible. Créé en 1971 par 11 Etats francophones de l’Afrique du centre et de l’ouest, IAI a formé plusieurs générations des cadres devenus des décideurs dans leurs pays ou des hommes d’affaires prospères. Certaines Etats ne s’acquittent plus de leurs contributions, d’où le climat de morosité.

Camille Boussoughou  


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error

Vous aimez l'article? Merci de le partager.