Gabon : l’opposant Jean Ping se propose comme solution pour éviter une autre éventuelle tentative de coup d’Etat

Quelques leaders de la CNR © DR

Libreville, 10 janvier (Gabonactu.com) – La coalition pour la nouvelle république (CNR), groupement des leaders et partis politiques de l’opposition chapeauté par Jean Ping, a estimé jeudi dans une déclaration que son leader reste la véritable solution pour selon elle mettre fin à la crise politico-institutionnelle à la tête du pays et éviter des potentiels coups d’Etat.
« A la lumière de ce contexte, la communauté internationale ne peut continuer à ignorer que la crise gabonaise est d’abord liée à la non reconnaissance des résultats réels du scrutin de 2016 et la non reconnaissance du candidat Jean PING comme le Président choisi par le peuple gabonais souverain, elle ne saurait davantage se donner pour priorité d’arbitrer entre les factions qui luttent pour se maintenir au pouvoir, couvrant ainsi les manipulations successives des institutions », a estimé la déclaration de la CNR dont Gabonactu.com a obtenu.
Le candidat malheureux à l’élection présidentielle du 27 août 2016 estime qu’il est le véritable « président élu du Gabon ». Il continue de contester la victoire du Président Ali Bongo Ondimba, 2 ans après. Jean Ping rêve de prendre son prétendu « pouvoir confisqué par Ali Bongo », même par l’insurrection. Récemment, il a appelé ses partisans au soulèvement populaire. « Je ne vous retiens plus », avait-il donné comme consigne.
Aussi, la CNR soupçonne le putsch manqué fomenté par un commando d’une dizaine des militaires de la garde républicaine 7 janvier courant comme « la violence des luttes de clans au sein du régime, pour la conservation du pouvoir ».
Dans la déclaration de la CNR, Jean Ping est contre la formation ce vendredi du bureau de l’Assemblée nationale qu’il considère d’ors et déjà illégitime.
« C’est dans cet esprit que la CNR considère comme nulle et non avenue, l’entrée en fonction de l’Assemblée Nationale dans le contexte de toutes ces violations du droit et ce qui s’en suivra », insinue-t-ton.


Antoine Relaxe


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