Gabon : les transporteurs dénoncent un « harcèlement fiscal » sur le transport de marchandises

Jean Robert Menie le harcèlement fiscal exercé par la DGI le 02 décembre à Libreville © Gabonactu.com

Le  Président du Syndicat libre des transporteurs terrestre du Gabon (SYLTEG), Jean Robert Menie a dénoncé  jeudi 02 décembre dans une déclaration puante, un « harcèlement fiscal » exercé sur eux par  la Direction générale des impôts (DGI) depuis quelques jours.

« Nous avons déjà payé la patente au trésor public et c’est une condition pour que la Mairie nous délivre  ce qu’on appelle l’autorisation de circuler ;  mais nous sommes étonné que depuis une semaine les impôts viennent sur le terrain pour nous dire que la même patente qu’on a déjà payé là, il faut encore qu’on paie ça, mais pas au trésor, sur le terrain,  et nous nous disons que c’est un harcèlement fiscal », a fustigé M. Menie.


Une pression qu’ils disent ne pas comprendre car aucune communication préalable n’a été faite indiquant désormais le paiement de la patente du transport de marchandises aux impôts et non plus au trésor public comme cela a toujours été le cas dans le secteur du transport terrestre au Gabon. Ladite taxe dont le montant varie entre 80 000 FCFA et 300 000 FCFA, selon les catégories de véhicules de Transport de marchandises (TM).

Pour Jean Robert Menie « s’il y a un chevauchement de compétence entre la Mairie et les impôts qu’ils règlent ça entre eux, mais nous nous avons déjà payé ; et comme nous avons déjà payé, nous ne paierons pas 1fr à qui que ce soit ».

Selon le SYLTEG, 98% de transporteurs de marchandises opérant dans le Grand Libreville sont en règle. Face à cette situation d’harcèlement fiscal, ils ont décidé en guise de protestation, d’observer  une journée morte  en cessant toute activité.

 « Nous ne comprenons pas pourquoi cette pression n’est exercée qu’au site des charbonnages et pas ailleurs, c’est bizarre !»,  s’est-t-il  indigné, avertissant par la suite que « si les impôts persistent nous allons paralyser la ville ».

Betines Makosso


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