Conflit Homme/faune : Dieudonné Minlama Mintogo plaide pour la mise place urgente d’une task-force

Le président d’Ensemble pour la république (EPR, centriste), Dieudonné Minlama Mintogo a dans déclaration plaidé pour la mise en place urgente d’une task-force devant évaluer le phénomène lié au conflit Homme/faune, caractérisé par la dévastation récurrente des plantations des populations villageoises par les pachydermes.    

« Au niveau national, je demande au Président de la République de mettre en place une task-force, chargée d’évaluer notre politique environnementale et de proposer des améliorations. Ce, en tenant compte de notre leadership mondial, de l’urgence de diversifier notre économie et de préserver l’intérêt des communautés impactées », a souhaité M. Minlama Mintogo.

L’ancien candidat à l’éléction présidentielle de 2009 n’a pas manqué de déplorer les événements tragiques survenus à Mekambo le 25 mai dernier.  Un éco-garde a été tué lors des échanges de coups de feu avec des civiles. Les populations avaient organisé une marche pacifique de protestation  pour exiger le départ de leur localité du préfet et de certains chefs de police, de gendarmerie et des éco-gardes.


Ces deniers s’opposaient, semble-t-il, à l’idée nourrit par les Mekambois d’organiser les battues d’éléphants pour sauver leurs plantations, dévastées d’une manière récurrente par les éléphants, espèce animale intégralement  protégée. Ladite mache avait dégénéré et débouché à un décès et une série d’arrestations. Depuis lors, le calme et relatif à Mekambo, chef-lieu du département de la Zadié dans la province de l’Ogooué Ivindo.

Pour Minlama Mintogo, « au- delà des intrigues, des explications, des guerres de tranchées ou intestines ; au-delà de la douleur , de la colère et des frustrations , nous devons tous considérer MEKAMBO comme un avertissement sérieux,  mieux comme un rappel à l’ordre  ou encore comme un nouveau départ ».

Aussi, l’homme politique a-t-il proposé la création  , en  urgence  ,  d’un « Fonds nature ». Ce fonds sera « approvisionné par une taxe sur le bois et d’autres produits forestiers, ainsi que par les bailleurs de fonds internationaux, avec pour missions principales : Indemniser les victimes des destructions des cultures et de leurs espaces de vie par les animaux ; et financer les activités alternatives moins exposées à la destruction des animaux ».

Antoine Relaxe


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