« Cette instabilité qui prévaut à l’hôtel de ville est le reflet de l’instabilité qui prévaut à la tête du pays » (l’opposante Chantal Myboto)

L’opposante Chantal Myboto Gondjout, par ailleurs présidente du groupe politique RPM/UN au sein du conseil municipal de Libreville, manifestant le 14 juillet son indignation durant l’élection de la nouvelle Maire ©  Gabonactu.com

L’opposante Chantal Myboto Gondjout, par ailleurs présidente du groupe politique RPM/UN au sein du conseil municipal de la commune de Libreville, a durant l’élection de Marie Christine Mba Ntoutoume, nouvelle Maire de la capitale gabonaise, fustigé avec indignation la guerre des tranchées entre militants du Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir depuis 53 ans), occasionnant, relève-t-elle, une instabilité récurrente à la tête de l’institution municipale, la plus grande du pays.

« Cette instabilité qui prévaut à l’hôtel de ville est le reflet de l’instabilité qui prévaut à la tête du pays », a insinué Mme Myboto Gondjout.


Pour l’ancienne Maire de la commune de Mounana dans la province du Haut Ogooué (sud-est), cette situation d’instabilité doit, au-delà des clivages politiques, interpeler la responsabilité individuelle et collective de tous les conseillers municipaux pour assoir un climat apaisé dans le pays.

En moins de deux ans, la ville de Libreville aura connu trois (3) Maires centraux pour un seul mandant de 5 ans. Le premier à occuper ce poste tant convoité était Léandre Nzué (mars 2019-septembre 2020). Ce dernier est en détention préventive depuis 10 mois pour des faits supposés de détournement de deniers publics.

Son successeur Eugène Mba aurait été forcé à la démission pour des faits similaires. Difficile de préjuger si la nouvelle édile  de Libreville va terminer ce mandat qui expire en 2023.

Camille Boussoughou


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