Lutte contre la corruption : le Gabon salue l’adoption des documents préparatoires à la deuxième phase du mécanisme d’examen de la CNUCC

Le Gabon a participé du 2 au 6 novembre 2026 à la deuxième partie de la reprise de la 17e session du Groupe d’examen de l’application de la Convention des Nations Unies contre la corruption (CNUCC), consacrée notamment à l’examen des mécanismes internationaux de prévention et de lutte contre la corruption. À cette occasion, la République gabonaise s’est félicitée de l’adoption des documents qui serviront de fondement à la deuxième phase du Mécanisme d’examen de l’application de cette convention internationale.

« Au-delà de l’adoption de ces documents, nous consacrons aujourd’hui une ambition collective : celle de rendre notre Mécanisme d’examen plus efficace, plus pertinent et davantage orienté vers des résultats tangibles », a déclaré Séraphin Ondoumba, Point focal de l’ONUDC pour le Gabon, Expert gouvernemental et Commissaire-Membre à la Commission nationale de lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite (CNLCEI), qui a salué  par ailleurs le consensus ayant permis l’adoption de ces documents.

Cette adoption constitue une étape importante dans le renforcement de la coopération entre les États parties et dans l’amélioration des dispositifs nationaux de prévention et de lutte contre la corruption. Elle s’inscrit dans la volonté commune de rendre les mécanismes d’évaluation plus efficaces, tout en favorisant une meilleure mise en œuvre des engagements souscrits par les États.

Pour rappel, la Convention des Nations Unies contre la corruption a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies à travers sa résolution 58/4. Son article 63 institue une Conférence des États parties, chargée notamment de renforcer les capacités des pays signataires, de promouvoir la coopération internationale et d’examiner l’application effective des dispositions de la Convention.

Dans le prolongement de cette dynamique, la Conférence des États parties, à travers sa résolution 11/2, a décidé de lancer la deuxième phase du Mécanisme d’examen de l’application. Les nouveaux examens devraient débuter à la suite d’un tirage au sort prévu lors de la 18e session du Groupe d’examen de l’application, en 2027.

Cette nouvelle phase accordera une attention particulière aux progrès accomplis par les États dans la prise en compte des observations formulées lors des précédents examens par pays. Il s’agira notamment d’évaluer les avancées réalisées, les bonnes pratiques développées, les difficultés rencontrées et les mesures concrètement mises en œuvre pour y remédier.

Les États examinés seront également invités à présenter les résultats obtenus, les éventuels besoins en assistance technique ainsi que les efforts supplémentaires nécessaires pour améliorer l’application de la Convention. Une démarche qui vise à faire de cet instrument international un véritable levier de transformation des politiques nationales de lutte contre la corruption.

Cette démarche trouve également un écho dans les orientations nationales de la Cinquième République. Sous l’impulsion du Président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, les autorités gabonaises affichent leur volonté de renforcer les mécanismes de gouvernance, de transparence et de redevabilité, tout en intensifiant la prévention et la répression de la corruption et de l’enrichissement illicite.

Pour Libreville, l’adoption de ces documents ne constitue donc pas une simple formalité institutionnelle. Elle représente une nouvelle étape dans la responsabilité collective des États parties : celle de faire de la Convention des Nations Unies contre la corruption un instrument toujours plus efficace au service des peuples, de la justice et de la bonne gouvernance.

Camille Boussoughou

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