Administration : qui fait quoi ? Le gouvernement veut remettre de l’ordre

Fin mardi, au Palais des Congrès de la Cité de la Démocratie de Libreville, du séminaire consacré à la simplification de l’architecture institutionnelle. Organisé à l’initiative du ministère de la Réforme et des relations avec les institutions, les participants ont examiné, deux jours durant, au cours de cet atelier, les dysfonctionnements de l’administration et défini des propositions destinées à rendre l’appareil d’État plus réactif et plus opérationnel.

Les travaux ont notamment mis en lumière les lourdeurs budgétaires, les lenteurs dans la passation des marchés publics, les sureffectifs ainsi que les conflits d’attributions entre certains ministères et autorités administratives indépendantes. Le rapport général présenté par le rapporteur général, Jean Christian Nkoghé, propose plusieurs pistes pour clarifier les responsabilités et réduire les blocages dans l’action publique.

Les réflexions des 5 et 6 octobre ont porté sur trois grands axes : le cadre constitutionnel et les nouvelles formes d’organisation de l’État, le diagnostic des dysfonctionnements et l’examen de bonnes pratiques issues d’autres expériences. Les premiers panels ont notamment permis de préciser les compétences exclusives, partagées et concurrentes entre les différentes structures publiques.

La deuxième journée a été consacrée aux solutions. Les participants ont recommandé l’allègement du circuit des visas et signatures, la numérisation des procédures, la révision du décret 238, le respect du principe d’annualité budgétaire et une meilleure délimitation des rôles entre les organes de coordination et les ministères sectoriels.

Pour François Ndong Obiang, ministre de la Réforme et des relations avec les institutions, l’objectif n’est pas uniquement de réduire le nombre de . Il s’agit surtout de clarifier les responsabilités et les missions de chacun. « Il ne s’agit pas forcément de réduire les structures, mais de voir qui fait quoi, qui est responsable de quoi et qui a intérêt à accomplir la mission de service public », a-t-il expliqué.

Le ministre annonce que la réflexion devra désormais s’étendre au capital humain et aux procédures opérationnelles. L’objectif est notamment de permettre à l’administration de mieux répondre aux situations d’urgence et de réduire les délais dans l’exécution des missions publiques.

Adopté mardi, le rapport général sera transmis au président de la République et au vice-président du gouvernement. Il doit servir de base aux réformes sectorielles que chaque département ministériel devra élaborer, avec pour priorité une organisation plus claire et des procédures mieux adaptées aux exigences du service public.

Betines Makosso

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