Le président gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema assiste ce lundi la rentrée judiciaire de l’année 2026 et 2026.
Le président Oligui Nguema, y assiste en tant que président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), sans présider la séance ni prendre la parole. Il préside en revanche les travaux et délibérations du CSM lui-même, selon la loi organique de 2022 qui ratifie l’ordonnance de 2021.
Comme chaque année, le président de séance doit dresser le bilan de l’activité des juridictions judiciaires. Il prononce ensuite un discours thématique, qui peut porter sur l’actualité, une question juridique ou la déontologie des magistrats.
Deux installations au programme
L’édition 2026 est marquée par l’installation des magistrats promus lors du CSM du 16 septembre : le nouveau premier président de la Cour de cassation et celui de la Cour des comptes. Pour la Cour de cassation, la loi prévoit une installation par le président de chambre le plus ancien, en présence du chef de l’État, des présidents des chambres du Parlement et du ministre de la Justice. Un dispositif comparable existe pour la Cour des comptes.
Selon la presse locale, André Wora Alonda a été nommé à la présidence de la Cour de cassation et Pamphile Moussavou Ibouanga à la tête de la Cour des comptes.
Une rentrée après un CSM délocalisé
Cette rentrée suit une session du CSM tenue à Port-Gentil, retardée depuis juillet. Elle a remanié plusieurs échelons de la justice, avec notamment l’arrivée d’Alain-Georges Moukoko comme procureur général près la cour d’appel judiciaire de Libreville. Des magistrats ont aussi été affectés dans les tribunaux administratifs de plusieurs villes, dont Libreville, Franceville et Port-Gentil.
La session est intervenue quelques semaines après un conseil de discipline, le 25 août, où dix magistrats ont fait l’objet de procédures et où plusieurs sanctions ont été prononcées, dont des radiations. Le chef de l’État a pris acte des décisions de ce conseil de discipline.
Les chantiers fixés par le chef de l’État
À Port-Gentil, le président a demandé une justice qui inspire confiance aux justiciables. Il a évoqué la modernisation des textes et un meilleur encadrement des dommages-intérêts, de l’exécution provisoire, des astreintes, des saisies et des délais de procédure. Il a aussi insisté sur l’accès effectif au droit et sur le traitement rapide des procédures.
Marie Dorothée et la Presse judiciaire
