Plusieurs personnes, parmi lesquelles des Gabonais et des ressortissants béninois, ont été interpellées récemment à Libreville par la Direction générale des services spéciaux (DGSS). Les opérations menées par les agents mettent au jour des affaires allant du trafic et de la consommation de stupéfiants à l’escroquerie, en passant par l’usurpation de titre.
Dans le volet consacré aux stupéfiants, certains suspects reconnaissent avoir évolué depuis plusieurs mois, voire plusieurs années, dans la distribution de drogues. L’un d’eux affirme ainsi exercer cette activité depuis environ deux ans dans le 4ᵉ arrondissement de Libreville. Des déclarations qui témoignent de l’ancrage de certains réseaux et de la facilité avec laquelle de jeunes individus peuvent être entraînés dans ces circuits.
Mais la lutte menée par les services spéciaux ne se limite pas au trafic de stupéfiants. Une autre affaire concerne un individu qui aurait usurpé la qualité d’un commandant de la Garde républicaine afin de convaincre sa victime de lui remettre de l’argent. Le stratagème lui aurait permis de soutirer plus de 800 000 francs CFA à un ressortissant libanais.
Interpellé par les services compétents, le mis en cause serait poursuivi pour usurpation de titre, escroquerie et abus de confiance. Une affaire qui rappelle que le port ou l’usage frauduleux d’une qualité officielle peut constituer un moyen particulièrement efficace pour tromper des victimes et leur extorquer de l’argent.
Autre dossier présenté dans le reportage : celui d’un jeune homme qui, sous l’emprise présumée de stupéfiants et dans un contexte sentimental, aurait tenté de mettre le feu à un lieu d’habitation pour attirer l’attention de sa dulcinée. Un comportement qui illustre les conséquences parfois dramatiques de la consommation de drogues lorsqu’elle se conjugue à des situations de conflit ou de détresse émotionnelle.
À travers ces différentes interpellations, la DGSS entend ainsi poursuivre son travail de lutte contre les réseaux et les comportements susceptibles de troubler la sécurité publique. La présence de ressortissants étrangers parmi les personnes mises en cause rappelle également que ces phénomènes peuvent impliquer des profils et des nationalités diverses.
Ces opérations relancent enfin la question de la prévention de la délinquance, particulièrement chez les jeunes. Entre stupéfiants, escroqueries et usurpation de titres officiels, les autorités affichent leur volonté de maintenir la pression sur les personnes impliquées et de démanteler les réseaux qui alimentent ces pratiques à Libreville.
Tryphene Lembah
