Le porte-parole du parti Ensemble pour le Gabon (EPG), Giovanni Boulingui, placé sous mandat de dépôt mercredi à l’antenne locale de la Direction générale des recherches (DGR) à Tchibanga, dans la province de la Nyanga (sud-ouest), a été libéré mais la procédure se poursuit, a annoncé EPG dans un communiqué.
« À l’issue de cette audition, Giovanni Boulingui a été remis en liberté, dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire, qui devrait être appelée à être examinée en audience », indique le communiqué d’EPG.
« EPG prend acte de cette évolution et demeure attentive aux suites judiciaires de cette affaire, ainsi qu’aux conditions dans lesquelles celle-ci sera examinée. Notre parti réaffirme son attachement au respect des droits et libertés, à la présomption d’innocence et aux principes fondamentaux de l’État de droit », ajoute le texte.
Giovanni Boulingui s’est présenté mercredi dans les locaux de la DGR pour répondre aux questions des enquêteurs. D’après les informations communiquées par sa famille et relayées par EPG, il n’aurait pas regagné son domicile à l’issue de son audition.
La convocation intervenait dans un contexte politique marqué par la détention, depuis plus de cinq (5) mois, du Président d’EPG, Alain Claude Bilie Nzé, pour une affaire d’escroquerie présumée; et une attention accrue autour des activités et prises de position des formations politiques gabonaises.
Aucun élément officiel n’a été communiqué par les autorités permetant d’établir les motifs précis de l’audition de Giovanni Boulingui.
Marie Dorothée
