Violences de 2016 : les regrets d’Ali Bongo sur l’absence de dialogue

Dix ans après les violences postélectorales d’août 2016, Ali Bongo Ondimba, revient sur cette période qui avait profondément marqué le Gabon. Dans un entretien accordé à Info241⁠, l’ancien président gabonais réaffirme ses condoléances aux familles des victimes et reconnaît, avec le recul, qu’un dialogue plus important aurait pu permettre d’éviter l’escalade.

Interrogé sur les événements qui avaient suivi la présidentielle de 2016, Ali Bongo Ondimba rappelle qu’une contestation électorale avait dégénéré en violences, avec notamment l’attaque de bâtiments publics, le QG de Jean Ping et l’incendie de l’Assemblée nationale. Il estime que l’État avait alors réagi face à cette situation, tout en reconnaissant que la proportionnalité de cette réponse demeure débattue. « Chaque vie perdue était une vie de trop. Cela ne peut être contesté », a-t-il déclaré à Info241. L’ancien chef de l’État a également tenu à adresser de nouveau ses condoléances aux familles des personnes décédées.

Avec le recul, Ali Bongo affirme qu’il aurait souhaité privilégier davantage le dialogue afin d’éviter l’escalade. « Aucun pouvoir ne vaut une vie gabonaise », a-t-il affirmé, estimant que la force s’était imposée là où, selon lui, la loi aurait dû suffire. Cette prise de parole intervient alors que les événements de 2016 continuent de faire partie des épisodes les plus sensibles de l’histoire politique récente du Gabon.

La présidentielle de 2016 avait opposé notamment Ali Bongo Ondimba et Jean Ping. La contestation des résultats avait donné lieu à des violences et à des affrontements meurtriers. Dans son entretien avec Info241, Ali Bongo revient aujourd’hui sur cette séquence avec le recul de dix années, tout en indiquant qu’il ne souhaite pas « réécrire l’histoire». Selon les chiffres du gouvernement avait enregistré trois morts.

Nkili Akieme

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