Pascal Ogowé Siffon recouvre la liberté sous surveillance judiciaire

Après plus de sept mois de détention préventive, Pascal Ogowé Siffon a recouvré la liberté le 8 juillet 2026. L’ancien ministre du Tourisme et de l’Artisanat bénéficie désormais d’une mise en liberté provisoire assortie d’une  »surveillance judiciaire », selon plusieurs sources concordantes. La décision intervenue à l’issue de plusieurs audiences, constitue une nouvelle étape dans une affaire politico-judiciaire qui continue de retenir l’attention de l’opinion publique.

La juridiction compétente a fait droit à la demande de la défense, qui plaidait depuis plusieurs mois en faveur d’une remise en liberté provisoire de son client. Les avocats de Pascal Ogowé Siffon ont notamment mis en avant les garanties de représentation offertes par leur client, estimant qu’il présentait toutes les assurances nécessaires pour répondre aux convocations de la justice tout au long de la procédure.

Depuis l’ouverture de cette affaire, les conseils de l’ancien ministre n’ont cessé de dénoncer ce qu’ils considèrent comme de nombreuses irrégularités procédurales. Ils évoquent notamment une atteinte à l’immunité parlementaire de leur client, élu sénateur d’Akanda au moment de son interpellation, ainsi qu’un non-respect des règles de compétence applicables en matière de poursuites judiciaires. Autant d’arguments qui ont alimenté les débats devant les juridictions compétentes.

Pascal Ogowé Siffon est poursuivi dans le cadre d’une enquête portant sur un présumé détournement de 10 milliards de francs CFA destinés à des projets de développement touristique à travers le pays, entre 2023 et 2025. Son arrestation était intervenue le 25 décembre 2025, la nuit du réveillon de Noël, quelques jours seulement après son départ du gouvernement pour rejoindre le Sénat en qualité d’élu de la commune d’Akanda.

Si cette remise de liberté provisoire ne met pas un terme aux poursuites engagées contre lui, elle marque néanmoins un tournant important dans la procédure. Désormais soumis à une surveillance judiciaire, l’ancien ministre reste tenu de respecter les obligations fixées par la justice en attendant la poursuite de l’instruction et les prochaines échéances judiciaires.

Antoine Relaxe

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