Le Gabon classé N°1 en Afrique centrale sur l’Indice du développement humain (Rapport IDH 2026)

Le rapport 2026 sur l’Indice de développement humain (IDH) publié vendredi à Libreville classe le Gabon en tête en termes de développement humain en Afrique centrale et se positionne au 108ᵉ rang mondial sur 193 pays, selon le Programme des nations unies pour le développement (PNUD).

La cérémonie de publication du rapport sur le Gabon a été présidée par le Vice-Président de la République, Alexandre Barro Chambrier en présence du Vice-président du gouvernement gabonais, Hermann Immongault, de la Représentante du PNUD au Gabon Rokya Ye-Dieng et un parterre d’invités dont plusieurs membres du gouvernement.

Le rapport 2026 a pour thème : « Jeunesse, Employabilité, Entreprenariat et Développement Humain au Gabon ». L’analyse approfondie des indicateurs de développement classe le Gabon dans la catégorie des pays à « développement humain élevé ».

Avec un IDH à 0,733, le Gabon se classe 108ᵉ sur 193 pays et conserve la première place en Afrique centrale. Entre 1990 et 2023, l’indice a progressé de 46%. Preuve que les investissements portent des effets positifs sur la population.

L’espérance de vie a gagné 5,4 années et la durée moyenne de scolarisation 5,2 années sur la même période.

« Ces évolutions témoignent des efforts engagés par le Gouvernement et ses partenaires pour renforcer l’accès aux services sociaux essentiels », souligne le rapport.

La jeunesse, nouveau moteur de la croissance

Le rapport 2026 fait un choix clair : placer la jeunesse, l’employabilité et l’entrepreneuriat au cœur de la transformation. Dans un contexte d’urbanisation rapide et de transition démographique, le pays ne peut plus convertir sa richesse uniquement via la rente. Il doit le faire par l’insertion socio-économique des jeunes et des femmes.

Le PNUD parle d’un « changement de paradigme » : la jeunesse ne doit plus être perçue comme simple bénéficiaire, mais comme « le véritable moteur de la transformation économique, sociale et institutionnelle ». En structurant leurs initiatives dans des écosystèmes coopératifs locaux, les jeunes peuvent fixer la valeur ajoutée au niveau communautaire.

Territorialiser pour mieux inclure

Autre bonne nouvelle, selon le document, le modèle proposé sort de la capitale. Le rapport préconise une diversification économique ancrée dans les provinces, en valorisant les avantages de chaque bassin de production.

Concrètement, il faut passer à des formations techniques « à la carte », co-construites avec les entreprises locales, et donner aux collectivités territoriales un rôle de pivot : accès à la commande publique, fiscalité municipale…

Cinq orientations structurent cette feuille de route : réforme de la formation, meilleure intermédiation pour l’emploi, passage de l’entrepreneuriat de nécessité à l’entrepreneuriat de valeur, diversification par les territoires et gouvernance décentralisée.

Un alignement avec Gabon 2050

Le rapport s’inscrit en cohérence avec la Vision Gabon-2050, le Plan national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030, les Objectifs du millénaire pour le développement (ODD) et l’Agenda 2063. Objectif final est de bâtir un modèle « plus inclusif, résilient et résolument centré sur l’humain ».

Le message est optimiste. La croissance macroéconomique seule ne suffit plus. Mais en misant sur un capital humain jeune, formé et ancré dans les provinces, le Gabon se donne les moyens de transformer son potentiel en bien-être durable.

Pour le PNUD et le Gouvernement, l’ambition est partagée : faire de chaque jeune Gabonais un acteur de la résilience territoriale. Et c’est peut-être là que se joue le prochain bond de l’IDH.

Outil d’aide à la décision, le dernier rapport sur le développement humain au Gabon avait été publié il y a 20 ans en 2026, rappelle-t-on.

Marie Dorothée

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

error

Vous aimez l'article? Merci de le partager.