Le mouvement SOS Éducation – La Base a dénoncé l’arrestation de Marcel Libama et Ndong Edzo, figures emblématiques de la défense des droits des enseignants au Gabon. Selon le communiqué publié sur la page officielle de l’organisation, cette décision judiciaire est « une atteinte grave aux libertés syndicales, au droit d’expression et au principe fondamental du dialogue social ». Le mouvement affirme que cette mesure « loin d’apaiser le climat déjà tendu, jette de l’huile sur le feu ».
Pour SOS Éducation, la détention des deux responsables constitue une « volonté inquiétante de criminaliser la lutte pour la dignité des enseignants ». Le communiqué précise que« s’indigner aujourd’hui n’est pas un choix, c’est un devoir moral et citoyen » et insiste sur le fait que « on n’emprisonne pas des hommes pour avoir porté la voix de milliers d’enseignants oubliés, précarisés et méprisés ».
L’organisation exprime sa solidarité totale avec les mouvements syndicaux, notamment la CONASYSED et la Dynamique Unitaire, et appelle à la libération immédiate et sans condition de Marcel Libama et Simon Ndong Edzo. SOS Éducation rappelle que « la dignité ne se met pas sous mandat de dépôt, que la vérité ne se bâillonne pas et que la lutte pour une école juste et respectée ne saurait être brisée par l’intimidation ».
Le mouvement conclut en appelant les autorités à privilégier le dialogue et la justice, jugés essentiels pour maintenir la paix sociale.« Toucher à l’un d’entre nous, c’est nous toucher tous. La lutte continue. La solidarité demeure. La dignité triomphera », conclut SOS Éducation dans son communiqué.
À noter que Marcel Libama a été interpellé le lundi 19 janvier 2026, suivi de Simon Ndong-Edzo le lendemain par la DGR. Tous deux ont été placés sous mandat de dépôt hier, mercredi 21 janvier, et resteront en détention jusqu’au 30 janvier 2026, date prévue pour leur procès.
Christina Thélin Ondo

L’Éducation nationale est la première promotrice des valeurs républicaines et des élites. Si un ministre se met à dos l’ensemble des syndicats et que les grèves paralysent durablement les écoles, il devient un « poids mort » politique. Madame la ministre, il faut démissionner pour apaiser les tensions et permettre la reprise des cours sans douleur et sans passion. Il faut libérer les syndicalistes et l’usage de la force ne règle pas radicalement toutes les revendications des enseignants. Les gabonais à 98% de sont pas satisfaits des arrestations de ces deux leaders . Aux décideurs de prendre en compte les réactions négatives de ces arrestations. La liberté d’expression et la liberté syndicale reconnues par des instruments juridiques aussi bien au niveau international qu’au niveau. Savons-nous ce que le futur nous réserve?