Ali Bongo Ondimba n’est pas biafrais (Pascaline Bongo Ondimba)

Libreville, Gabon (Gabonactu.com) – Pascaline Mferry Bongo Ondimba, fille aînée et ancienne directrice de cabinet d’Omar Bongo Ondimba a rompu son légendaire silence pour dire toute sa colère contre le journaliste et écrivain français Pierre Péan qui, dans un livre, met en doute la nationalité d’Ali Bongo Ondimba et surtout remet en cause ses diplômes.

Pascaline Bongo Ondimba
Pascaline Bongo Ondimba

« C’est un sentiment de colère mais aussi de tristesse », réagit-elle en demandant pourquoi M. Péan n’a pas posé la question à Omar Bongo Ondimba de son vivant au sujet de la nationalité de son fils Ali Bongo Ondimba. « Pourquoi quand mon père était vivant il n’a pas sorti un livre pour démontrer la filiation d’Ali ? » poursuit-elle regrettant que l’écrivain se contente des documents que lui aurait donnés l’ancien ambassadeur de France au Gabon, Maurice Delaunay.


« Si M. Péan qui dit qu’il est journaliste d’investigation serait venu poser des questions aux gens qui savent, au lieu d’écrire des kongossa (ragots, ndlr), il aurait posé les questions aux gens que vous voyez là. Ce sont des gens qui ont grandi avec nous », dit-elle en montrant les personnes qui faisaient le décore de l’interview réalisée dans un salon en cuire.

« Il serait venu demander à la famille Bongo Ondimba on lui aurait répondu. Ali Bongo Ondimba n’est pas Biafrais », martèle celle qui se présente comme le chef de cette très large famille.

« Toute une famille est obligée de venir se justifier, de justifier l’affiliation. C’est honteux », s’estomac-t-elle. Pascaline ajoute que Péan n’insulte pas Ali Bongo Ondimba. « C’est M. Omar Bongo Ondimba que vous insultez », insiste-t-elle. « Nous on dit non. Ca suffit. Ca suffit », averti Pascaline reconnaissant que son père a eu de très nombreux enfants mais il n’y a pas de biafrais dans cette famille.

Pascaline réclame des preuves de la part de M. Péan. « Qu’il apporte les papiers que son excellence l’ambassadeur Delaunay lui a donné et qu’il vienne en face de nous, en face de la famille Bongo dire que nous sommes des menteurs ».

« C’est facile de raconter. C’est facile d’être au bord de la seine et d’écrire des livres, de faire des scoops, de faire la propagande…Non nous on n’est pas d’accord », cogne Pascaline assez remonté précisant que sa famille n’a pas l’habitude de parler mais là c’est trop.

Pour Pascaline ceux qui savent ne vont pas croire à ce livre.
Au sujet des diplômes d’Ali Bongo, Pascaline regrette que Péan n’ait pas pris la peine d’interroger la famille Bongo. Elle cite plusieurs personnes qui ont appris en France avec Ali Bongo comme Brigitte Anguilet Mba (fille de Léon Mba qui avait 2 filles dans la même école qu’Ali Bongo), Stéphanie Alaba, deux enfants Minko, Angèle Rawiri et elle-même.

Pascaline révèle dans l’interview que Péan avait promis écrire un livre pour réhabiliter Omar Bongo. « Il est entrain d’insulter mon père et il raconte n’importe quoi ».

« Ali Bongo n’est pas Biafrais. Pourquoi on aurait honte si mes parents ont adopté des enfants ? », s’interroge-t-elle.

« Si c’est pour la politique, qu’on attaque le projet de société. On n’attaque pas la nationalité, la filiation !!! », ajoute-t-elle répondant à une question sur les raisons des telles attaques qui remontent d’ailleurs à 2009 à l’occasion de l’élection présidentielle anticipée à laquelle Ali Bongo était candidat.

« S’il est adversaire politique d’Ali, il doit attaquer les actes politiques d’Ali en tant que président de la République. Pas en tant que personne et sa filiation. La famille dit non… Ca c’est sacré. On insulte pas un mort », s’indigne-t-elle avant de suggérer à Péan d’écrire un livre sur Napoléon 3 qui ne serait pas le fils de Louis Bonaparte. « C’est un bon sujet de dissertation pour lui qui cherche les filiations », conseille Pascaline qui par ailleurs affirme qu’il n’y a pas de problèmes entre son frère et elle.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

error

Vous aimez l'article? Merci de le partager.